Foix : deux éleveurs ariégeois jugés pour outrages et menaces contre des agents de l'ONCFS

Une quarantaine d'éleveurs sont venus ce jeudi après-midi soutenir leurs collègues jugés par le tribunal correctionnel de Foix.
Une quarantaine d'éleveurs sont venus ce jeudi après-midi soutenir leurs collègues jugés par le tribunal correctionnel de Foix.

En juin 2018, des éleveurs auraient menacé et fait outrage à des agents de l’ONCFS. Ils sont jugés ce jeudi par le tribunal de Foix.

Par Christine Ravier

Deux éleveurs sont jugés ce jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Foix pour avoir menacé des agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Une quarantaine d'éleveurs et d'adhérents de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP) sont venus en soutien aux prévenus devant le palais de justice de Foix à 14h. 

Ceux-ci doivent répondre d'"outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique commis en réunion" et de "menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique".
 

Désaccords sur la présence de l'ours

Les faits se sont déroulés le 10 juin 2018, lors d'une expertise sur une estive d'Auzat, en Ariège. Le ton est monté entre une quinzaine d'éleveurs et les agents de l'Etat venus établir les causes de la mort d'un veau, manifestement victime de prédation., 

Une enquête a été diligentée suite à la plainte des agents de l'ONCFS. Deux éleveurs adhérents de l'ASPAP ont été placés en garde à vue mais l'un nie sa présence sur les lieux et l'autre, le fait d'avoir menacé ou commis un quelconque outrage envers les 2 agents et le stagiaire qui les accompagnait.

Les éleveurs présents confirment ces faits. "La question est de savoir si le tribunal va estimer que la parole des 3 agents de l'ONCFS prime sur celle de 15 éleveurs, estime l'avocat des prévenus, Me Régis Degioanni. Les agents de l'ONCFS ne sont assermentés que pour la chasse. Or le contexte n'étant pas celui-ci, leur parole ne devrait pas prévaloir". C'est ce qu'indique la jurisprudence mentionne l'avocat.

Pour rappel, cette affaire est intervenue dans un contexte tendu entre éleveurs et Etat, du fait des prédations attribuées aux ours. Elle a été mise en délibéré au 16 janvier 2020.

 

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