Attaque au couteau à Nice : émotion et réactions en Occitanie

Une attaque au couteau a eu lieu ce jeudi 29 octobre dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice dans les Alpes-Maritimes. Trois personnes ont perdu la vie. En Occitanie, les réactions sont nombreuses : élus et représentants des cultes font part de leur émotion.

Nice (Alpes-Maritimes) - attentat au couteau devant la Basilique Notre-Dame - 29 octobre 2020.
Nice (Alpes-Maritimes) - attentat au couteau devant la Basilique Notre-Dame - 29 octobre 2020. © VALERY HACHE / AFP
A Nice, dans les Alpes-Maritimes, trois personnes ont perdu la vie lors d’une attaque au couteau perpétrée au cœur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Plusieurs autres personnes sont blessées. L’auteur présumé des faits, blessé, a été interpellé et un déminage est en cours dans le secteur.

Selon France Info, le parquet national antiterroriste s’est saisi des faits. Une enquête a été ouverte pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et association de malfaiteurs terroriste criminelle.
 

"Un fléau qui n'a rien à voir avec la religion"

L’archevêque de Montpellier, Pierre-Marie Carré, se dit "atterré" et apporte tout son soutien au diocèse de Nice.

Je demande à présent à ce que l’on s’attaque à ce fléau, qui n’a rien à voir avec la religion. De notre côté, nous allons passer le message à tous les prêtres de notre diocèse pour leur dire de rester vigilants.

Driss Moundi, président de l’association "amicale des sages" dans le Gard a également réagi, quelques heures après l’attaque.

Je suis abattu, attristé par ce qu’il se passe. Je ne comprends pas pourquoi ces gens tuent d’autres gens, je les considère comme étant des malades mentaux. Il y a des moyens de s’exprimer par le biais de voies pacifiques.

"La France n’a pas besoin de tout ça. Elle a besoin de tous ses citoyens. Si on sème la haine entre les gens, c’est foutu" ajoute Driss Moundi.

Ce matin, sur France Info, le président du Conseil français du culte musulman appelle "dès ce matin, les musulmans de France à annuler toutes les festivités de la fête de Mahomet".

Pour Olivier Ribadeau Dumas, le recteur du Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, cet "attentat (...) est inqualifiable. Il suscite l’horreur et la consternation."

Il faut que cela cesse et qu’une condamnation unanime s’élève avec force. Croyons encore à la fraternité.

"En tant que chrétienne, je n’ai pas peur" nous confie Marie-Reine, membre de l'église catholique. "Je pense qu’il faut cultiver la paix entre les religions pour éviter que de tels actes se reproduisent".

On ne doit pas se soumettre aux personnes violentes. Pour reprendre les propos que j’ai pu lire après l’attentat du Bataclan : "vous n’aurez pas ma haine".

Suite à l'attentat, toutes les églises de France ont sonné le glas à 15 heures. C'était également le cas à l'église Saint Roch de Montpellier, dans l'Hérault :

"Nous sommes en guerre"

Le monde politique a vivement réagi suite à cette attaque au couteau. "Nice subit un nouvel acte de barbarie. Tout mon soutien aux victimes et leurs familles" écrit le maire de Toulouse sur les réseaux sociaux.

Tout mon soutien aux victimes et leurs familles. #Toulouse est solidaire des niçoises et des niçois en ces heures sombres.


​​​​​​Robert Ménard, le maire divers extrême droite de Béziers, contacté par France 3 Occitanie, se dit "peiné" par cette attaque au couteau

La République a été touchée par l’égorgement de Samuel Paty. Aujourd'hui, la France est touchée dans ce qu’elle est.


Emmanuelle Ménard adresse ses premières pensées aux victimes et à leurs proches. "C'est une nouvelle attaque contre la France" ajoute la députée de l'Hérault proche du Rassemblement National qui dénonce également le rôle du dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan qui a manifesté sa colère après avoir été caricaturé par Charlie Hebdo.

Je souligne le rôle épouvantable que joue le président turc qui attise la haine contre la France et les français. Il suscite ce genre d’agressions et d’attentats.

"Nous sommes en guerre" affirme Louis Aliot, maire Rassemblement National de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales.

Et quand on est en guerre, il faut savoir la mener. Le fondamentalisme islamiste a ses codes et tout ce qui s’approche de cette idéologie doit être éradiqué.

"Pour cela, il faut prendre des mesures : expulser ces gens qui n’ont rien à faire sur notre territoire et remettre au centre la question de la déchéance de nationalité. Au-delà du couvre-feu et de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement doit profiter de cette période pour faire un grand nettoyage" explique Louis Aliot.

La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, s'est également exprimée sur les réseaux sociaux.

Dans ce combat pour défendre la République, nous ne lâcherons rien.


Le maire de Montpellier Michaël Delafosse a également dénoncé "un attentat effroyable" sur son compte Twitter.

Unis et solidaires avec tous les défenseurs de la liberté mais jamais résignés face aux ennemis de la France.

Interrogé par France 3, il prône "la fermeté" pour enrayer le terrorisme. "La laïcité doit être très clairement réaffirmée. Aujourd'hui, nous sommes face à un défi colossal."

Lors de l'attaque, deux femmes et un homme sont morts, de la façon la plus "horrible" qui soit, "comme le professeur" Samuel Paty, a expliqué Christian Estrosi, le maire de Nice, lors d'une conférence de presse improvisée.
 
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