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Le port du burkini bientôt interdit sur les plages de Leucate

Après une poignée de communes qui ont déjà interdit le port du burkini sur leurs plages, c'est au tour de Michel Py, maire LR de Leucate, d'assurer vouloir prendre un arrêté pour interdire la baignade en burkini dans la commune audoise.
Une femme portant un burkini sur une plage de Cannes
Une femme portant un burkini sur une plage de Cannes © France 3 Côte d'Azur

Michel Py, maire Les Républicains de Leucate, dans l'Aude, assure vouloir prendre un arrêté pour interdire la baignade en burkini dans la commune audoise, afin "d'assurer le bon ordre, la sécurité et la salubrité publics", a-t-on appris mardi auprès de la mairie.

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Arrêté anti-burkini à Leucate (11) : explications de Michel Py ©F3 LR

5ème commune à prendre un arrêté anti-burkini


Après les communes de Sisco, en Haute-Corse, de Cannes et Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes et Le Touquet, dans le Pas-de-Calais, c'est donc au tour de Leucate d'interdire le port du burkini sur ses plages.

Arrêté en vigueur jusqu'au 31 août


Cet arrêté doit être signé mardi soir ou mercredi matin et sera en vigueur jusqu'au 31 août. Il concerne les stations de la commune languedocienne, soit Leucate-plage et La Franqui. Selon le texte, l'accès aux plages de la commune sera "interdit à toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité, respectant les règles d'hygiène et de sécurité des baignades".

Jean-Philippe Faure et Franck Detranchant ont enquêté, de la plage de Leucate à Palavas.

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La polémique autour du Burkini à Leucate. ©F3LR

Une amende de 38 euros


La mairie LR de Cannes est la première cet été à s'être opposée, le 27 juillet, à "une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'attaques terroristes".
Toute contrevenante est punie d'une amende de 38 euros.

Le Conseil d'Etat saisi


Des voix s'élèvent pour déplorer un emballement dangereux, notamment chez les musulmans qui redoutent une nouvelle stigmatisation autour d'une pratique minoritaire. Après avoir été débouté par le tribunal administratif de Nice, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) attend une décision du Conseil d'Etat sur la légalité de l'arrêté de Cannes, qu'il conteste.

Une "idiotie" pour la presse étrangère


L'interdiction du burkini est synonyme de "fanatisme insensé" et d'"idiotie" pour la presse étrangère, notent nos confrères de Francetv info. La décision de quelques maires français d'interdire sur les plages de leurs communes cette tenue de bain couvrant le corps et la tête des femmes musulmanes suscite l'incompréhension des journalistes hors de nos frontières.
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