Narbonne : restaurants, cafés, hôtels, discothèques...et sous-traitants en manifestation sur le pavé et sous la pluie

A l'appel de l'UMIH de l'Aude, près de 400 restaurateurs, cafetiers, hôteliers et discothéquaires manifestent ce matin à Narbonne. Pour dénoncer les sévères restrictions anti-Covid et fermetures qui les pénalisent financièrement, ainsi que leurs sous-traitants présents aussi.

Narbonne (Aude) - manifestation de l'UMIH - 15 décembre 2020.
Narbonne (Aude) - manifestation de l'UMIH - 15 décembre 2020. © FTV France 3 Occitanie/F. Guibal

L'intitulé bannière de la manifestation « Sauvons nos CHRD » (pour Cafetiers, Hôteliers, Restaurateurs et Discothécaires) est des plus explicites. Le message tout aussi clair, affiché lui aussi sur certaines banderoles ou scandé sur le parcours emprunté entre les halles de Narbonne et la sous-Préfecture de l'Aude : la demande d'une réouverture anticipée des restaurants. Mais aussi pour appeler à un accompagnement économique renforcé.

Venus de tout le département audois, ces professionnels arborent pour certains le #laisseznoustravailler. 

Ils mettent aussi en avant l'importance de leurs établissements dans la filière de l'emploi avec de nombreux sous-traitants impactés par leurs fermetures : blanchisseurs, torréfacteurs, éleveurs, vignerons, maraîchers...

"Nos founisseurs coulent avec nous !" est-il inscrit sur l'une des deux banderoles en tête de cortège.

Sur l'autre, un rappel : "Zéro chiffre d'affaires...(mais) des charges qui nous asphyxient !" 

Stéphanie, restauratrice à Gruissan, a pu profiter du répit de la saison estivale pour sa petite structure sur le littoral, mais est très inquiète : plus de chiffre d'affaires, mais des charges à payer à un moment ou un autre.
Stéphanie, restauratrice à Gruissan, a pu profiter du répit de la saison estivale pour sa petite structure sur le littoral, mais est très inquiète : plus de chiffre d'affaires, mais des charges à payer à un moment ou un autre. © FTV France 3 Occitanie/F. Guibal

Je ne trouve pas normal qu'on soit fermé alors qu'il y a des protocoles mis en place pour l'ensemble de la profession. C'est un pan de l'économie qui est en train de s'effondrer. Qu'est-ce qu'il va se passer si on reste comme ça ? On paye des charges, des emplois...

Stéphanie, restauratrice à Gruissan (Aude)

 

 

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