A Rennes-le-Château dans l'Aude, une jeune femme décapite une statue...au nom de la Syrie

La statue du diable Asmodée, surmontée d'un bénitier, à l'entrée de l'église de Rennes-le-Château dans l'Aude - illustrations 2001 / © Max PPP JB Quentin 2013
La statue du diable Asmodée, surmontée d'un bénitier, à l'entrée de l'église de Rennes-le-Château dans l'Aude - illustrations 2001 / © Max PPP JB Quentin 2013

C"est une étrange histoire qui s'est déroulée hier à Rennes-le-Château dans l'Aude, village pourtant habitué aux bizarreries, depuis l'époque de l'abbé Saunière. Une jeune femme a décapité à coup de hache une statue de diable située à l'entrée de l'église, pour dénoncer les massacres en Syrie.

Par C.A.

Dimanche matin, vers 11 h 30, une jeune femme vêtue d'une longue cape blanche, d'un voile sur la tête et un masque de style vénitien sur le visage entre dans l'église de Rennes-le-Château, une soixantaine d'habitants et quelques touristes à cette époque de l'année, comme le révèle la Dépêche du Midi dans son édition de ce lundi matin.

A l'intérieur, à l'aide d'une hache, elle décapite la statue du diable Asmodée, qui soutient un bénitier à l'entrée de l'église, casse le bas-relief d'un l'autel et dépose la tête dessus, laissant un Coran à côté de la statue mutilée.
Tout en écoutant, selon les témoins, des chants religieux musulmans sur son téléphone portable. 

L'église de rennes-le-Château dans l'Aude - illustrations / © Max PPP Michel Houet 2013
L'église de rennes-le-Château dans l'Aude - illustrations / © Max PPP Michel Houet 2013


Le village a beau être habitué aux hurluberlus, en quête du trésor de l'abbé Saunière, tous les spectateurs de cette scène sont restés médusés.

Le maire de Rennes-le-Château, prévenu en urgence, se rend sur place et discute avec la jeune femme, âgée d'une vingtaine d'années environ.

Elle était très rationnelle, elle m'a expliqué qu'en ce jour d'élections présidentielles, la France était responsable de bombardements en Syrie, de massacre d'enfants. Elle a conclu en disant que nous étions tous des mécréants.

Joint par téléphone, Alexandre Painco nous a expliqué avoir immédiatement appelé la gendarmerie, qui a interpellé la jeune vandale sans résistance de sa part.

Il s'avoue médusé par le comportement calme et déterminé de la jeune femme

Par précaution, des démineurs sont venus verifier les lieux et la voiture de la jeune femme mais n'ont rien trouvé de dangereux.

La mairie a contacté les musées toulousains pour tenter d'évaluer le coût des dégâts.

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