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Spanghero : 240 emplois menacés ?

Le personnel de l'entreprise de Castelnaudary au coeur du scandale de la viande de cheval, redoute l'annonce, mardi lors d'un comité d'entreprise, de la suppression de la totalité des 240 emplois faute de repreneur.
Devant chez Spanghero à Castelnaudary le 19 mars 2013
Devant chez Spanghero à Castelnaudary le 19 mars 2013 © Frédéric Guibal / France 3 LR
Etant donné que les deux seuls projets de reprise de la société ne sont pas finalisés et qu'il n'existe aucun autre candidat, "je ne vois pas comment l'administrateur peut faire autrement que de mettre en oeuvre un PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi) total; c'est impossible", a dit l'une des sources proches du dossier à l'AFP.
Les représentants du personnel sont convoqués mardi à un comité d'entreprise au cours duquel l'administrateur judiciaire nommé en avril après la mise en liquidation de l'entreprise leur soumettra un plan social.
Les salariés s'attendaient jusqu'alors à payer un lourd tribut social au scandale puisqu'il n'y a plus de travail dans l'usine que pour quelques dizaines d'entre eux. Mais ils ne s'attendaient pas à voir supprimer les 240 emplois. Deux autres sources disaient jeudi qu'un espoir "infime" de reprise subsistait, mais confirmaient qu'à défaut il fallait s'attendre à un plan social licenciant tous les salariés.
Spanghero est aux abois depuis qu'elle a été désignée, mi-février, comme un responsable primordial du scandale européen de la viande de cheval. Spanghero est surtout spécialisée dans la transformation de viande et la fabrication de plats préparés. Mais c'est dans le cadre de son activité mineure de négoce de viande qu'elle est accusée d'avoir sciemment revendu du cheval à la place de boeuf à des entreprises produisant elles-mêmes des plats cuisinés pour de grandes marques ou de grands distributeurs.

Les clients de Spanghero se sont massivement détournés, a fortiori après la révélation qu'on avait aussi découvert dans l'entreprise de la viande de mouton britannique prohibée. L'usine perdrait 200.000 euros par semaine. Le 19 avril, le propriétaire Lur Berri a décidé de vendre l'entreprise. Le même
jour, celle-ci a été mise en liquidation judiciaire, avec poursuite d'activité pour trois mois, le temps de trouver un éventuel repreneur.
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