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Ce que l'on sait sur l'assassinat en pleine rue du chef de la police municipale de Rodez pour une histoire de chien

La scène s'est déroulée à côté de la mairie de Rodez / © AFP
La scène s'est déroulée à côté de la mairie de Rodez / © AFP

On en sait un peu plus sur les circonstances et le mobile de l'assassinat au couteau du chef de la police par un marginal de 39 ans.

Par F. Valéry et R. Avanissian (avec AFP)

"Acte lâche", "attaque ignoble": le directeur général adjoint de la mairie de Rodez, en charge notamment de la sécurité, est mort jeudi après avoir été frappé de plusieurs coups de couteau en plein centre ville.
 

La victime est tombée dans un guet-apens

Selon les informations de France 3 Quercy-Rouergue, l'agresseur a tendu un piège à sa victime. Alors que Pascal Filoé quittait la mairie pour se rendre, à pied, à une réunion, l'homme qui l'attendait dans une ruelle, s'est précipité pour lui et l'a frappé avec un couteau à 9 reprises.

 

L'agresseur interpellé

L'agresseur présumé a été interpellé peu après les faits à proximité de l'Hôtel de ville. Cet homme de 39 ans, présenté comme marginal, avait menacé à plusieurs reprises des responsables de la municipalité après un différend relatif à son chien, un chien d'attaque de catégorie 2, qui nécessite une autorisation.
    
"Le mobile est encore inconnu. Sur ses motivations, je ne peux pas en dire davantage, son audition est en cours", a très prudemment indiqué lors d'une conférence de presse le procureur Olivier Naboulet. "Les coups ont été portés avec une arme blanche, plusieurs coups selon les premiers témoignages", a poursuivi le magistrat.
    
"Il avait les mains pleines de sang. C'est affreux que cela puisse arriver en pleine rue ! Il avait l'air tellement calme et serein lorsqu'il a été interpellé...", a confié à Centre-Presse une passante ayant assisté à l'agression.
 

Une histoire de chien

Mais en soirée le maire de Rodez a donné des détails sur le différend opposant l'agresseur présumé à la municipalité. "Il se promenait en ville en totale
infraction puisqu'il ne mettait pas de laisse au chien, pas de muselière et surtout il n'avait pas d'autorisation", a indiqué Christian Teyssèdre.
    
 "Comme il avait des antécédents (judiciaires), on ne pouvait pas lui délivrer une autorisation pour avoir cette catégorie de chien", a-t-il poursuivi. En avril dernier, "il était venu casser la porte en verre de l'entrée de l'Hôtel de ville. Et depuis, il n'a cessé de nous menacer physiquement. Les menaces étaient régulières", a précisé le maire, qualifiant le suspect de "quelqu'un de particulier".
 

La victime, père de 3 enfants

La victime, Pascal Filoe, "père de trois enfants" âgé d'une quarantaine d'années, était directeur général adjoint de la ville de Rodez, en charge notamment de la police municipale, a précisé le maire de Rodez, Christian Teyssèdre. Il avait notamment assuré la sécurité de la ville lors des différents passages du Tour de France.
    
L'agresseur présenté comme un marginal est né à Mouscron (Belgique) et avait été arrêté le 18 septembre par les policiers ruthénois. En raison d'une récente condamnation, il n'avait pas le droit de détenir un chien classé en 2e catégorie. Non muselé, l'animal avait été retiré à son maître.
 

Un acte prémédité

L'agression a eu lieu vers 10h30 dans une petite rue longeant la mairie. Une enquête a été ouverte "sous le chef de saisie d'assassinat puisqu'il semblerait que l'acte ait pu être prémédité", a précisé le procureur. 
    
Pour le moment c'est toujours le parquet de Rodez qui dirige l'enquête, le parquet de Montpellier "sera amené à prendre la suite dans le cadre de l'ouverture d'une information criminelle qui, probablement, aura lieu vendredi. Une autopsie sera réalisée dans le courant de l'après-midi", selon lui.  
 

"Un acte ignoble"

Cette agression mortelle du responsable de la sécurité en plein jour et au centre de la paisible préfecture de l'Aveyron a suscité de nombreuses réactions.
 "Je partage la douleur des habitants de Rodez après l'attaque ignoble (...). Soutien à ses collègues éprouvés et aux policiers nationaux qui ont immédiatement interpellé l'individu", a tweeté le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.
La préfète de l'Aveyron a de son côté "condamné avec la plus grande fermeté l'acte horrible".

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