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Le futur patron de la SNCF a commencé sa carrière comme chef de gare à Rodez

Jean-Pierre Farandou / © MaxPPP
Jean-Pierre Farandou / © MaxPPP

Jean-Pierre Farandou, choisi par le Président de la République pour devenir le nouveau patron de la SNCF, a commencé sa carrière professionnelle en Aveyron. En 1981, il était chef de la gare de Rodez.

Par J.V avec AFP

Jean-Pierre Farandou, cadre dirigeant de la SNCF, a donc été choisi par Emmanuel Macron pour succéder à Guillaume Pepy à la tête du groupe ferroviaire public dont il devra achever la transformation. 

Il intègre la SNCF en 1981

Jean-Pierre Farandou, 62 ans, travaille à la SNCF depuis 1981. Le jeune diplômé de l'Ecole des Mines de Paris, prend son premier poste en Aveyron. En tant que cadre de la SNCF, il devient chef de gare à Rodez. Petite précision, il n'a jamais été sur le quai avec son sifflet pour faire partir les trains.

Un passage obligé pour gravir les échelons

Jean-Pierre Farandou était en fait responsable de la gare de Rodez. Un passage obligé pour les jeunes cadres de la SNCF qui veulent monter les échelons. Il n'y restera qu'une petite année.

André Depuille, son ancien secrétaire et responsable CGT cheminots de l'époque se souvient d'un jeune homme décontracté et curieux d'apprendre.

''On pouvait toujours discuter avec lui"

''Jean-Pierre Farandou était toujours à l'aise et de bonne humeur. On pouvait discuter avec lui quand il y avait des problèmes".

Après avoir occupé différents postes (responsable production, responsable marketing) au sein du Groupe ferroviaire français, il est nommé chef de projet pour le lancement du TGV Paris-Lille en 1993.

Depuis 2012, il est le patron de Keolis, la filiale de transports en commun du groupe.

"Je suis fier de relever avec vous tous, cheminots et salariés du groupe engagés, ce défi au service de tous les Français qui depuis des décennies nous montrent combien, eux aussi, ils aiment notre entreprise", a-t-il réagi sur le fil de nouvelles internes du groupe.

L'exécutif aurait préféré un profil venu de l'extérieur, mais la complexité de la tâche, l'exigence de la connaissance du domaine ferroviaire et la limitation du salaire à 450.000 euros bruts par an ont semble-t-il compliqué le recrutement.

Officiellement, l'Elysée salue son expérience et sa légitimité, sa connaissance approfondie de l'entreprise et son parcours en région, et voit en lui "une personnalité centrale dans le monde des transports". 

Les organisations syndicales ont salué sa nomination à leur façon :
 

La proposition du président de la République doit être validée par les commissions du développement durable de l'Assemblée nationale et du Sénat, qui auditionneront M. Farandou, puis approuvée en conseil des ministres. La procédure doit en tout durer entre trois semaines et un mois.

  

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