"On ne sait pas si on va suivre le mouvement tel qu'il est" : les agriculteurs de ce département vont eux aussi se mobiliser

La colère gronde depuis bientôt une semaine chez les agriculteurs de la Haute-Garonne mais après un appel à la mobilisation régional le 16 janvier, les départements mènent leurs actions différemment. Dans l’Aveyron, principal département agricole d’Occitanie, les actions se font attendre. Pour quelles raisons ? Eléments de réponse.

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Depuis 12 ans, Marie-Amélie Viargues, agricultrice à Pruines dans l'Aveyron, met toute son énergie dans l’entretien de ses bêtes. Elle nourrit et trait 80 vaches matins et soirs.

Pourtant, mardi 16 janvier 2024, elle a traversé la région jusqu’à Toulouse en Haute-Garonne afin de manifester sa colère à l’appel des syndicats agricoles.

Ils n’étaient qu’une dizaine, venus de l’Aveyron, pour représenter la souffrance de tout un département.

"On a quand même un département où les éleveurs en moyenne sur l'année ont des revenus inférieurs à 10 000 euros par an, soit environ moins de 1000 euros, moins de 800 euros par mois, explique Marie-Amélie Viargues, secrétaire départementale FDSEA 12, à notre équipe de France 3 Occitanie. "Si on avait un revenu décent, on n'aurait pas besoin d'accumuler des dossiers pour avoir du saupoudrage d'aide de la part de l’Etat ou de l'Europe."

Les éleveurs laitiers de l’Aveyron ont donc décidé de s’attaquer à une problématique bien spécifique : la bataille du prix du lait avec l’entreprise Lactalis.

Réunion avec le préfet ce lundi

Jeudi 18 janvier 2024, ils n’étaient pas sur les routes, mais dans les centres commerciaux pour dénoncer des tarifs trop bas. Alors que les autres départements d’Occitanie se mobilisent pour alerter l’Etat, cette absence étonne. Mais la fédération départementale n’a pas dit son dernier mot.

 "Le but n'est pas d'attendre, mais de se mobiliser efficacement. On est fermé à rien. On ne sait pas si on va suivre le mouvement tel qu'il est. On ne sait pas si on va avoir une autre idée. C'est une décision collective qui va se prendre et rien n'est exclu et rien n'est encore défini. Je pense que l'Aveyron va bouger aussi."

Ce lundi 22 janvier 2024, les agriculteurs ont rendez-vous avec le préfet de l’Aveyron. Ils décideront ensuite quelle forme prendra leur prochaine action.