Castella, Juan Bautista et El Rafi brillent à Bogotá, Medellín et Ciudad Rodrigo

Une moitié d'arène seulement dimanche à Bogotá pour le triomphe de Castella / © El Tiempo, Bogotá
Une moitié d'arène seulement dimanche à Bogotá pour le triomphe de Castella / © El Tiempo, Bogotá

Ce dimanche 11 février a été marqué par la grâce d'un toro obtenu par le rejoneador Andy Cartagena à la Monumental de Mexico, une première dans l'histoire de ces arènes. Les trois toreros français engagés dans des ferias importantes El Rafi, Juan Bautista et Sébastien Castella ont connu le succès.

Par Joël Jacobi

Le torero colombien Ramsés s'étant blessé à la main dès la première passe de cape, la cinquième corrida de la feria de la Liberté à Bogotá s'est transformée en mano a mano entre Sébastien Castella et José Garrido (venu en remplacement de Cayetano, initialement annoncé). Avec les moins mauvais toros d'un lot de Gutiérrez sans force, Castella s'est nettement imposé.

À Medellín, le grand public a fait un triomphe au vénézuélien Colombo, mais les aficionados et les professionnels sont unanimes : c'est Juan Bautista qui a fait preuve de classe et de torería. Annoncé dans les quatre premières ferias importantes d'Europe (Castellón, Valence, Arles et Séville), Juan Bautista, s'il torée aussi bien qu'hier à Medellín, pourrait fort bien être LE torero de la saison 2018.

Qualifié au premier poste après les éliminatoires du bolsín, le jeune nîmois Rafael Raucoule "El Rafi" a triomphé à Ciudad Rodrigo pour les fêtes du carnaval. "Là où Napoléon a échoué, un jeune français pétri de classe a réussi", peut-on lire dans la presse locale. Rappelons qu'en 1812 les troupes françaises d'occupation avaient été délogées de Ciudad Rodrigo par l'armée de Wellington.



Dimanche 11 février
Bogotá (Colombie)

Plaza la Santamaría, cinquième corrida de la Feria de la Libertad.
Toros de Ernesto Gutiérrez, faibles et donnant un pauvre jeu.
Sebastien Castella : silence, une oreille au toro qu'il estoqua en remplacement de Ramsés et deux oreilles.
Ramsés : blessé par son premier toro (le deuxième de la corrida).
José Garrido : silence, applaudissements et silence

Entrée : 1/2.

Sébastien Castella dans les arènes de Bogotá comme dans son jardin / © Verónica Sierra
Sébastien Castella dans les arènes de Bogotá comme dans son jardin / © Verónica Sierra


Dimanche 11 février
Medellín (Antioquia, Colombie)

Plaza La Macarena, troisième corrida de la feria
Toros de Santa Bárbara, braves. 
Juan Bautista : ovation et une oreille.
Luis Miguel Castrillón : applaudissements et silence
Jesús Enrique Colombo : silence (deux avis) et deux oreilles.

Entrée : 1/2

Juan Bautista à Medellín : la sérénité d'un torero au meilleur de sa carrière / © Efe
Juan Bautista à Medellín : la sérénité d'un torero au meilleur de sa carrière / © Efe




Dimanche 11 février
Ciudad Rodrigo (Salamanca, Espagne), novillada sans chevaux réunissant les 3 premiers du "Bolsín"

Erales de Santos Alcalde.
El Rafi : une oreille.
Pablo Jaramillo : une oreille.
Juan Pérez Marciel : une oreille (un avis).

Entrée : plein


El Rafi a surclassé ses deux concurrents à Ciudad Rodrigo / © Salamanca RTV
El Rafi a surclassé ses deux concurrents à Ciudad Rodrigo / © Salamanca RTV



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