Covid-19, le quotidien difficile des étudiants à Montpellier et Perpignan

Cette première semaine de janvier sonne aussi le moment de la rentrée des universités mais une rentrée temporaire à l’occasion des examens. Un retour sur les bancs de la faculté pas toujours bien vécu par les étudiants.

Un retour sur les bancs de la faculté pas toujours bien vécu par les étudiants.
Un retour sur les bancs de la faculté pas toujours bien vécu par les étudiants. © FTVI

Depuis maintenant 4 mois, les étudiants suivent leurs cours à distance. Certains n’ont même jamais mis les pieds dans leur université, avant cette semaine décisive. En effet, depuis lundi, de nombreuses facultés ouvrent leurs portes exceptionnellement : le temps de faire passer les examens en présentiel. 

Une cause de stress supplémentaire pour les étudiants en première année de la faculté de pharmacie de Montpellier : "C’est un peu stressant. On s’est déshabitué du présentiel donc il faut se remettre dans le bain". Ils sont 450 à passer ce jour-là l’examen d’entrée en médecine. Sa préparation est toujours particulièrement difficile, s’ajoute cette année les difficultés dues à l’isolement. 

On a besoin de lien social, on a besoin de se retrouver pour se sentir bien

Une étudiante

On a besoin de lien social, on a besoin de se retrouver pour se sentir bien, on a besoin d’être soutenu. Et la charge de travail qu’il y a derrière est incroyable, faut pouvoir tenir le coup ! Moi j’ai vu autour de moi beaucoup de personnes en déprime voire en dépression. On a vraiment l’impression d’être délaissé” raconte une étudiante. Une détresse partagée par l’une de ses camarades : “Le fait de rester enfermé, de ne pas pouvoir aller réviser autre part que chez soi, de ne pas pouvoir changer d’environnement, ça devient vraiment compliqué”.

Stress supplémentaire

A Perpignan aussi, les étudiants de première année souffre particulièrement de ces débuts à l’université pas comme les autres, à l’image de Livine venue passer ses partiels de droit : “Nous on n’a pas passé le bac, c’était une année où on le passait en contrôle continu. On n’a jamais passé de gros examens comme ça, donc on se retrouve un peu lancé dans le grand bain, sans entraînement, donc c’est dur”. 

Mohand lui est algérien et étudiant en master Administration et sécurité des systèmes informatiques. Il a réalisé toute la première partie de ses études en présentiel et ce changement de rythme est pour lui particulièrement déstabilisant : “De là où je viens, je n’ai pas l’habitude d’étudier en ligne comme ça. Mais après on s’habitue, on fait nos cours mais il manque un peu de pratique”. 

Le retour sur les bancs de la faculté est prévu début février. 

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