Elections sénatoriales : petite percée LREM, déroute du PRG et maintien de la droite en Occitanie

Les élections sénatoriales marquent l'arrivée de deux sénateurs LREM en Occitanie. Le PRG perd trois sièges. La droite et le centre maintiennent leur courte avance dans la région.

Depuis 2011, le sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans et le mandat des sénateurs réduit de 9 à 6 ans.
Depuis 2011, le sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans et le mandat des sénateurs réduit de 9 à 6 ans. © LIONEL BONAVENTURE / AFP
Mauvaise journée pour le PRG qui perd ses trois sièges et percée de LREM qui compte ses deux premiers sénateurs en Occitanie : les principales informations à retenir des élections sénatoriales du 27 septembre 2020 dans notre région.

Deux sénateurs LREM

La Haute-Garonne s'est dotée dimanche de son premier élu LREM, en reconduisant Pierre Médevielle, transfuge de la liste d'Union de la droite de 2014. Il retrouvera au sénat un autre sénateur LREM : le député Philippe Folliot élu dans le Tarn.

Une première pour le Tarn

C'est une première pour le Tarn. Pour la première fois, le fief de Jaurès n'enverra pas d'élu de gauche au sénat. Si le centriste Philippe Bonnecarrère a été facilement reconduit au premier tour, avec 59,4%, le scrutin a été beaucoup plus serré pour désigner le successeur du socialiste Thierry Carcenac qui avait choisi de ne pas se représenter. Et c'est d'une courte tête, huit voix seulement, que le député LREM Philippe Folliot, 57 ans, l'emporte sur le radical de gauche Vincent Garel. Conséquence de l’élection de Philippe Folliot au sénat, sa suppléante, Muriel Roques-Etienne, devrait lui succéder sur les rangs de l'assemblée nationale, sous l'étiquette LREM.
 

La droite et le centre gardent leur avance

La droite et le centre, restent en tête d'une courte tête en Occitanie. Et les sortants ont tous été réélus. En Haute-Garonne, le LR Alain Chatillon, et sa numéro deux, Brigitte Micouleau, fidèle du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, conservent leurs sièges. Dans l'Hérault, le sortant Jean-Pierre Grand, investi par LR, est reconduit. Dans le Tarn-et-Garonne, le LR sortant, François Bonhomme, a dû affronter un second tour pour décrocher sa réélection (51,8%). 
Dans le Gard, Vivette Lopez (LR) est reconduite et son second, Laurent Burgoa, adjoint au maire LR de Nîmes, entre au Sénat.
 

Enfin l'Aveyron, malgré le virage à gauche des municipales, reconduit Alain Marc et envoie au Sénat Jean-Claude Anglars, également divers-droite. 

Mauvais dimanche pour le PRG

C'est une petite déroute pour le parti de Jean-Michel Baylet. Le parti radical de gauche a perdu dimanche ses trois sièges soumis à renouvellement dans le Gers, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne. 
Dans le Gers, le radical de gauche sortant, Raymond Vall, a été battu au second tour par le divers-droite Alain Duffourg (46,3%). L'autre sortant du département, Franck Montaugé, socialiste, a pour sa part été réélu dès le premier tour (56,4%). 
En Haute-Garonne, la sénatrice sortante Françoise Laborde, élue sous les couleurs du PRG en 2014 et désormais au MRSL (Mouvement Radical Social Liberal) a perdu son siège.
La défaite est plus amère en Tarn-et-Garonne puisqu'elle s'est jouée à une seule voix. Le radical de gauche, Jean-Paul Terrenne, victime d'un mauvais report de voix à gauche est battu par le centriste Pierre-Antoine Lévi, 55 ans, avec un score de 33,2%.

La gauche se maintient en Haute-Garonne, dans l'Hérault et dans l'Aude

La gauche se maintient avec deux sièges en Haute-Garonne. Le sortant socialiste Claude Raynal est rejoint par Emilienne Poumirol (PS).
Dans l'Hérault, la gauche obtient trois sièges. Le socialiste Hussein Bourgi fait son entrée au Sénat, accompagné de deux divers-gauche, Henri Cabanel et Christian Bilhac.
Dans le Gard, le président socialiste du département, Denis Bouad, remporte le troisième siège en lice ce dimanche.
Enfin l'Aude reste ancrée à gauche : les socialistes Gisèle Jourda et Sébastien Pla ont été élus au premier tour, le second pour succéder au doyen socialiste sortant, Roland Courteau. 

L'Ariège, historiquement socialiste

L'Ariège, qui envoie des socialistes au Palais du Luxembourg sans interruption depuis 1948, reste fidèle à elle-même. Le socialiste Jean-Jacques Michau, y a été élu au premier tour avec 52,95%. 

La nouvelle composition du sénat 


             
           
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