Un homme interpellé près d'Alès : ce que l’on sait de la disparition inquiétante de Sihem Belouahmia, 18 ans, dans le Gard

Un homme a été interpelé mardi 31 janvier dans le cadre de l'enquête sur la disparition de la jeune femme qui n’a plus donné signe de vie depuis le mercredi 25 janvier 2023. Suite aux premières investigations, le parquet avait confirmé, lundi, une enquête pour "enlèvement et séquestration".

Le procureur de la République à Alès a confirmé mardi 31 janvier 2023 "qu’un homme et une femme, son ex-épouse, sont en garde à vue depuis ce jour 15h." Ils ont été interpellés dans une commune voisine de La Grand-Combe où Sihem a été aperçue pour la dernière fois mercredi 25 janvier. Le suspect, âgé d'une quarantaine d'années est déjà connu de la justice et devait être jugé aux Assises de Nîmes ce mercredi 1er février pour une affaire de home-jacking datant de 2011, toujours dans le Gard. Mais La jeune femme est toujours introuvable, précise les gendarmes

Mercredi 25 janvier, aux alentours de 23h, Sihem Belouahmia quitte le domicile de sa grand-mère - où elle passe parfois la nuit - dans la commune des Salles-du-Gardon. Mesurant 1m69, la jeune femme aux cheveux bruns, longs et raides est alors vêtue d'un pull marron en laine, d’un pantalon de couleur noire et de baskets claires.

Elle est vue pour la dernière fois à La Grand-Combe, commune voisine d'environ 5 000 habitants, dans le nord du département du Gard, à environ 13 km d'Alès. D'après sa famille, la lycéenne de 18 ans a passé un appel vidéo à une amie de sa classe avant de disparaître.

"Disparition inquiétante"

Deux jours plus tard, vendredi 27 janvier, la gendarmerie du Gard partage un appel à témoins pour une disparition qu'elle juge "inquiétante". L'enquête est confiée à la brigade de recherche d'Alès, les premières investigations sont menées, la jeune femme est activement recherchée.

Dimanche 29 janvier, les gendarmes font appel à un chien Saint-Hubert et son maître, tous les deux sont membres de la brigade cynophile des Bouches-du-Rhône. Un hélicoptère et de nombreux militaires explore la zone de la disparition. L'enquête progresse, la piste de la disparition volontaire s'éloigne et les autorités commencent à évoquer un enlèvement. 

"Enlèvement et séquestration"

Le lendemain, lundi 30 janvier, le procureur confirme ses craintes et évoque désormais officiellement une enquête pour "enlèvement et séquestration". "À partir d’un certain nombre de jours, la disparition devient plus qu’inquiétante", s'alarme François Schneider. La requalification des faits permet le déploiement de moyens plus importants : "de gros moyens ont été mis à la disposition de la justice par la gendarmerie nationale", précise le procureur de la République. La section de recherche de la gendarmerie de Nîmes est saisie.

Les autorités poursuivent leurs investigations. L'attention de la justice se porte sur les membres de l'entourage de la jeune femme et ses fréquentations pour tenter de comprendre "le contexte dans lequel tout cela a pu se passer et de gros moyens ont été mis à la disposition de la justice par la gendarmerie nationale", explique par ailleurs le procureur de la République. 

Des membres de la famille de Sihem lancent, lundi matin, un appel aux ravisseurs potentiels : "je pardonne mais qu’il(s) me rende(nt) ma fille, confie, en larmes, Nahima Belouahmia, la mère de Sihem. Que ma fille rentre à la maison vivante, c’est tout. Je suis prête à pardonner mais qu’ils me rendent ma fille."