Gard : le policier d'Alès porté disparu depuis lundi retrouvé pendu dans une forêt

Le corps d'un homme découvert lors de recherches à La Calmette pour retrouver un policier d'Alès / © E.Terpereau/France 3 Occitanie
Le corps d'un homme découvert lors de recherches à La Calmette pour retrouver un policier d'Alès / © E.Terpereau/France 3 Occitanie

Le corps d'un homme a été retrouvé ce dimanche matin sur la commune de Dions, dans le Gard lors d'une battue. Il s'agit du policier d'Alès porté disparu depuis lundi. 

Par Juliette Meurin

Un corps a été retrouvé lors de la battue organisée ce dimanche près de La Calmette pour retrouver un policier d'Alès disparu depuis lundi.

Il s'agit bien du policier. Il a été retrouvé pendu dans une forêt sur la commune de Dions.

15 groupes, chacun constitué d’une dizaine de personnes, s’étaient lancés ce dimanche matin à la recherche de Christophe.
Cette « battue civile » rassemblait les proches et les amis qui souhaitaient poursuivre les recherches organisées tout au long de la semaine par la gendarmerie du Gard.


Agé de 49 ans, Christophe avait quitté son domicile lundi 1er avril au matin mais n’est jamais arrivé au commissariat d’Alès, son lieu de travail, où a été retrouvée son arme de service.
Lors de précédentes recherches, sa trâce avait été perdue par les équipes cynophiles à proximité d’un bois entre Dions et La Calmette.
 

Ce policier très sportif est adepte du survivalisme, « Il peut se débrouiller seul pendant plusieurs jours » indiquait récemment le lieutenant-colonel Sébastien Baudoux, qui supervise les opérations de recherches.
Il avait signalé sa détresse psychologique et était suivi médicalement depuis plusieurs semaines.

Un syndicat de police dénonce le manque de moyens et le suremploi

Le syndicat Unité SGP Police a tenu à réagir : 
"Depuis ce matin nous recensons deux nouveaux suicides dans les rangs de la Police Nationale, dont l'un d'eux dans le département du Gard par pendaison découvert ce matin dans le secteur de Nîmes.
La police nationale se dirige vers le triste record de 1996 avec 71 suicides dans le courant de l'année.
Prétendre à dire que les suicides sont dues aux situations familiales n'est pas la seule réponse à nous apporter.
Prétendre à dire que l'arme est un souci majeur n'est pas acceptable.
Ne pas oser aborder le suremploi, les carences de l'outil managérial , l'absence de la protection de l'image, les rythmes de travail, l'absence d'espaces d'échanges et de convivialité.... est encore plus inacceptable
Nous ne pouvons plus accepter le manque de moyen en matière de prévention (absence de médecin de prévention) .
Les causes favorisant le passage à l’acte doivent être combattus et nous ne pouvons plus accepter le fatalisme qui règne dans les rangs de la police nationale sur ce sujet."


 

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