Intempéries. Gard : un épisode cévenol qui bat des records historiques de pluie et de foudre

Les trombes d'eau qui se sont abattues sur le Gard lors de l'épisode cévenol du mardi 14 septembre ont entraîné de nombreux dégâts. D'une rare violence, celui-ci a engendré des pluies d'une intensité historique et des éclairs d'une fréquence extrême.
Une rue de Vergèze, commune du Gard, inondée après les intempéries du 14 septembre 2021.
Une rue de Vergèze, commune du Gard, inondée après les intempéries du 14 septembre 2021. © Luc Calmels - France 3 Languedoc-Roussillon

Mardi, des pluies diluviennes ont envahi les rues de certaines villes et villages gardois. Routes, autoroutes et chemins de fer n’ont pas été épargnés non plus. Si tout l’Est de l’Occitanie a été touché par cet épisode cévenol particulièrement violent, c’est le département du Gard qui a subi la plupart des dégâts.

Les fleuves Vidourle et Vistre notamment n’ont pas aidé. À Bernis, le niveau de l’eau est monté de trois mètres en deux heures. Le record historique du département gardois a été établi à Saint-Dionizy avec 244 mm de pluie tombés en trois heures, selon Météo France.

Des impacts de foudre d'une importance extrême

Au-delà de l’impact bien visible des trombes d’eaux, le Languedoc a été lourdement frappé par la foudre avec 24 600 décharges relevées, rapporte Kéraunos. Un nombre d'impacts exceptionnels pour la France qui se retrouve dans cette situation seulement lors d’épisodes cévenols particulièrement importants.

Concernant les orages, là aussi c’est le Gard qui a été le plus touché puisqu’à lui seul le département concentre 22 000 des 24 600 éclairs, dont environ 11 000 sont tombés entre 9h et 11h.

Heureusement, cette forte activité électrique n’a entraîné aucun dégât ni aucune blessure grave.

Des orages habituels mais à intensité variable

Ces intempéries appelées épisodes méditerranéens (ou épisodes cévenols lorsqu’ils se produisent sur et en contrebas des Cévennes) sont fréquentes en Occitanie. Elles se produisent généralement à la fin de l’été et au début de l’automne lorsque l’air chaud de la mer Méditerranée rencontre l’air froid en altitude. Plus la différence entre l’air chaud et l’air froid est importante, plus l’incident sera fort. Quand ils sont stationnaires, ce qui était le cas hier, ces puissants orages peuvent entraîner des précipitations atteingnant l’équivalent de plusieurs mois de pluie en seulement quelques heures.

Habituels dans la région donc, la violence de ces épisodes méditerranéens n’en reste pas moins aléatoire et celui qu’a connu le Gard hier l’était particulièrement.

Si depuis hier le ciel s’est éclairci, cela ne devrait pas durer. L’épisode méditerranéen, après s’être déplacé à l’ouest, sera de retour dans le Gard et l’Hérault dès cet après-midi, avec des précipitations moindres mais sur un sol déjà détrempé par les pluies de la veille.

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