Nîmes : 12 ans de prison pour Marc Garrec, l’entraîneur de boxe accusé d'avoir tué son poulain

Aux Assises du Gard à Nimes, le procès de l'entraîneur de boxe Marc Garrec accusé d'avoir tué par balles son boxeur, Farid Amara / © Cyril Hiely. MaxPPP
Aux Assises du Gard à Nimes, le procès de l'entraîneur de boxe Marc Garrec accusé d'avoir tué par balles son boxeur, Farid Amara / © Cyril Hiely. MaxPPP

Mercredi 27 mars, au dernier jour du procès de Marc Garrec, cet entraîneur de boxe, jugé pour le meurtre de son élève Farid Amara à Beaucaire dans le Gard, le 17 avril 2015, a été condamné à 12 ans de réclusion. Dans la journée, l'accusation pour qui l'acte était prémédité avait requis 15 ans.

Par RD avec AM

"Une véritable exécution" : voilà les termes employés mercredi 27 mars par l’avocate générale pour qualifier le meurtre de Farid Amara par son entraîneur Marc Garrec, à Beaucaire le 17 avril 2015. Le procès de l’entraîneur se tient depuis lundi à la cour d’assises du Gard, à Nîmes.
 


Pour l’accusation, Marc Garrec n’est pas seulement coupable d’homicide volontaire, mais aussi coupable "d’homicide volontaire aggravé par la circonstance de préméditation". Acheter un fusil à canon scié quelques jours plus tôt, creuser un trou dans son jardin en guise de tombe, sont des éléments "qui prouvent l’acte mûrement réfléchi", a déclaré l’avocate générale.

Marc Garrec se serait senti menacé par son élève, qu’il devait voir ce jour-là à propos d’un différend financier. L’entraîneur devait à son poulain environ 17.000 €, notamment pour avance sur des frais de déplacement.
 


Mais pour l’avocate générale, aucune preuve que Farid Amara harcelait Marc Garrec n’a été retrouvée : pas de plainte, ni de trace de main courante. Pas de messages de menaces non plus de la part de Farid Amara, dans les échanges sms. Il y a une certitude selon l’avocate générale, "la victime dans ce procès est Farid Amara, pas Marc Garrec".

15 ans de prison ont donc été requis contre l'entraîneur, ainsi qu'une interdiction de séjour dans le Gard. 

Après l’accusation, c’est l’avocat de Marc Garrel, Me Abratkiewicz qui a pris la parole. La défense a notamment rappelé que l’entraîneur de boxe reconnait les faits, ne plaidant pas l’accident ni la légitime défense.

L’avocat a souligné que son client se sentait bel et bien menacé, d’où l’achat d’une arme. Il avait même confié ses peurs à sa famille. Pour autant, la défense conteste la préméditation : l'arme a été achetée "pour se protéger, pas pour tuer".

Le verdict est tombé en fin d'après-midi : Marc Garrel a été condamné à 12 ans de réclusion, et a l'interdiction de séjourner dans le Gard pendant cinq ans. La préméditation n'a pas été retenue.




 

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