Des agriculteurs de Camargue manifestent et perturbent le trafic routier entre Arles et Nîmes

Des balles de foin devant l'entrée de la DDTM à Arles. / © Philippe Fabrègues
Des balles de foin devant l'entrée de la DDTM à Arles. / © Philippe Fabrègues

Des agriculteurs et riziculteurs de Camargue, dont certains en tracteurs et d'autres dans leurs véhicules personnels, ont manifesté ce lundi matin contre la politique agricole française. Ils ont perturbé le trafic autour d'Arles, notamment la RN.113 et l'A.54 qui rallient Nîmes.

Par FD avec France 3 Provence-Alpes et AFP

Le rassemblement a débuté vers 7h.
Peu après 9h00, la RN.113, qui relie Arles et Nîmes à l'autoroute A.54, était coupée dans les deux sens, selon le compte Twitter de Vinci Autoroutes, qui appelait à "éviter le secteur".


Les manifestants ont été délogés par les forces de l'ordre plus tard dans la matinée.

Les agriculteurs se sont rendus avec leurs tracteurs devant l'antenne arlésienne de la direction des territoires et de la mer des Bouches-du-Rhône, DDTLM 13.

© Philippe Fabrègues
© Philippe Fabrègues

Une politique qui "pénalise toutes les agricultures"


A l'appel de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs, de la Fédération ovine des Bouches-du-Rhône, de l'association Bovin 13 et du Syndicat des riziculteurs, les manifestants entendent dénoncer une agriculture qui n'est "pas en marche", mais qui "recule".

"Les exploitations agricoles ont leur trésorerie au plus bas, ne peuvent plus investir quand elles ne sont pas en grandes difficultés, les jeunes ne peuvent plus s'installer.... Comment répondre dans ces conditions aux demandes des consommateurs qui ont été exprimées lors des états généraux de l'alimentation ?", s'interrogent-ils dans un communiqué.


Pour expliquer leurs difficultés, ils dénoncent "la mauvaise gestion de la PAC" (Politique agricoles commune),  "les problèmes de compétitivité et le partage de la valeur avec la grande distribution". "Une fois de plus, il y va de la crédibilité de l'Etat dans son action pour les territoires. Notre agriculture, nos élevages et nos exploitations font partie intégrante de notre patrimoine culturel et de notre territoire, nous ne pouvons plus nous permettre de reculer!", concluent-ils.


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