Covid : réunie à Arles ce vendredi, la filière de la bouvine en grande difficulté financière

La Fédération des Manadiers était réunie en assemblée générale ce vendredi 19 février à Arles, dans les Bouches-du-Rhône. À l'ordre du jour : les difficultés rencontrées par la filière de la bouvine, présente aussi dans le Gard et l'Hérault, qui se trouve aujourd'hui "plus que jamais en péril."

Les manadiers estiment qu'ils ont perdu 80 à 90 % de leur chiffre d'affaires depuis le début de la crise sanitaire.
Les manadiers estiment qu'ils ont perdu 80 à 90 % de leur chiffre d'affaires depuis le début de la crise sanitaire. © Image d'illustration. JOEL ROBINE / AFP

La crise sanitaire n'épargne personne, et sûrement pas le monde de la bouvine. Ce vendredi 19 février, les membres de la Fédération des Manadiers se sont réunis à Arles pour parler du futur de la filière et alerter sur leur situation.

Les éleveurs de chevaux et de taureaux, installés principalement dans le Gard, l'Hérault et les Bouches-du-Rhône, dénoncent aujourd'hui un secteur "plus que jamais en péril" et craignent de voir les traditions camargaises disparaître. "Ce patrimoine historique fonde l'identité culturelle du Sud de la France, sur laquelle repose aussi l'attractivité des territoires, mais aussi leur biodiversité et leur préservation", avance la Fédération dans un communiqué. 

Depuis le début de l'épidémie et des premières mesures gouvernementales, l'activité de la filière a été chamboulée : la plupart des événements locaux n'ont pas pu avoir lieu et le cours de la viande bovine a baissé. En l'espace d'un an, les manadiers estiment avoir perdu entre 80 et 90 % de leur chiffre d'affaires. Certains envisagent même de chercher un deuxième travail pour compenser les pertes. 

La Fédération des Manadiers en appelle aux pouvoirs publics

Selon les chiffres de la Fédération en 2020, l'activité repose aujourd'hui sur les épaules de 120 manadiers, qui élèvent quelque 33 000 taureaux et chevaux de race camargaise : les retombées annuelles sont habituellement de 30 millions d'euros sur le territoire. 

Empêtrée dans la crise, la filière demande à présent un coup de pouce à l'État pour pouvoir mener à bien ses objectifs pour l'année 2021.

Les professionnels réclament notamment une exonération sur les cotisations d'assurances "jeux taurins 2020" pour compenser l'annulation de 60 % des courses camargaises et de la quasi-totalité des abrivados. Ils demandent également la mise en place d'un accompagnement pour aider les manadiers dans la relance de leurs activités. Enfin, ils en appellent aux parlementaires européens et espèrent pouvoir débloquer des aides supplémentaires.

 

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