Nîmes : un homme tué par balle avec un fusil d'assaut

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Nouvelle fusillade à Nîmes en début de soirée, ce lundi. Un homme, âgé de 22 ans, est mort. Le SRPJ est chargé de l'enquête. Elle devra déterminer s'il s'agit ou non d'un énième règlement de compte lié au trafic de drogue. 

Ce lundi soir, vers 20h, une Peugeot 208 de couleur sombre a été la cible d'un tir de rafales de fusil d'assaut dans le quartier Pissevin, à hauteur de la galerie Wagner. La voiture est bloquée par un véhicule utilitaire de couleur blanche. Un homme tire une rafale à travers le pare brise en direction du passager avant qui est tué. Le conducteur qui n'est pas touché réussit à prendre la fuite à bord de son véhicule et se réfugie dans le secteur de Vacquerolles. Il appelle alors les secours à 20h40.

Les deux occupants de la voiture ne sont pas connus des services de police. Le chauffeur est placé en garde à vue. L'utilitaire est retrouvé quelques minutes plus tard, calciné, dans le quartier Pissevin. 

Un véhicule calciné

"Le SRPJ est chargé de l'enquête", indique Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes. Elle devra déterminer s'il s'agit ou non d'un énième règlement de compte lié au trafic de drogue. La galerie Wagner est connue localement comme l'épicentre d'un trafic de drogue.

Nîmes est régulièrement le théâtre de fusillades. Le 24 juillet 2020, un homme de 42 ans avait été tué et trois autres personnes blessées, dont deux grièvement, dans une affaire qui s’apparentait à un règlement de comptes. Le 13 décembre 2020,  au Chemin-Bas d'Avignon, un commando avait ouvert le feu avec des armes lourdes, faisant un blessé grave, un jeune homme de 18 ans, originaire de Beaucaire. 

Une vingtaine de fusillade en 2020

Au total, en 2020, une vingtaine de fusillades ont eu lieu à Nîmes dont la plupart avec des armes de guerre. "Nîmes est en train de suivre une évolution comme à Marseille où il y a une guerre sur fond de lutte de pouvoir pour le contrôle des points de deal," expliquait il y a quelques jours le directeur du SRPJ de Montpellier, Jean-Philippe Fougereau, à Midi Libre.

Le 12 janvier 2021, une opération "coup de poing" avait été menée par la Police, dans le quartier Chemin bas d'Avignon, à Nîmes. Une centaine d'hommes avaient été mobilisés pour sécuriser les écoles, mais aussi contrôler des commerces, fouiller des garages, des caves, des greniers, et contrôler les pièces d'identité. "On n'entame pas, on poursuit la guerre aux dealers," avait alors déclaré Didier Lauga, Préfet du Gard, sur France Bleu Gard Lozère.

On n'entame pas, on poursuit la guerre aux dealers

Didier Lauga, Préfet du gard

Des parents d'élèves de l'école élémentaire Georges Bruguier de Nîmes ont manifesté le 13 janvier devant la préfecture du Gard. Ils réclamaient plus de sécurité pour leurs enfants. La situation n'est pas nouvelle et l'installation d'une clôture de 3 mètres de haut pour "sanctuariser" l'établissement scolaire située au coeur du quartier prioritaire du Chemin bas d'Avignon. Ils veulent que le trafic de drogue cesse et que les dealers soient chassés du site car des règlements de comptes à l'arme lourde mettent en danger la vie des écoliers.

Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, interpelle régulièrement le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin pour lui demander plus de moyens pour assurer la sécurité. 13 policiers nationaux supplémentaires sont attendus dans les prochaines semaines. 

 

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