Gard : 11 chevaux morts intoxiqués par une plante, une éleveuse de Camargue appelle à l'aide

En Camargue, plus de 30 chevaux ont été intoxiqués par l’Adonis, une plante qui se trouve dans le foin. 11 chevaux sont morts, une vingtaine est toujours malade. La manade de Gré à Aigues-Mortes a besoin d'aide en urgence.

« Nous sommes désemparés, démunis. On les voit mourir et on ne peut rien faire » a déclaré Diana Gré, éleveuse de la manade Gré à Aigues-Mortes. Depuis lundi, ses chevaux sont victimes d’un grave empoisonnement par une plante de la famille des renoncules toxique pour les animaux. L’Adonis se trouvait dans le foin des équidés. « Deux chevaux de plus sont encore morts ce matin. » Au total, sur les 46 chevaux de Diana, 11 sont décédés et une vingtaine est actuellement malade et sous perfusion.

Appel à l’aide

Lundi, lorsque Diana a découvert ses chevaux malades, elle ne s’attendait pas à une intoxication aussi violente : « La première est morte 4 heures après ». Elle lance donc des appels à l’aide sur les réseaux sociaux, mais aussi auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations du Gard, des pompiers, des élus, et même du ministère de l’Agriculture. « Nous sommes sous le choc de la violence des symptômes ».

On surveille, on soigne, personne ne dort depuis lundi. Notre vétérinaire est sur le pont. Il n’y a pas un autre vétérinaire qui l’appelle pour la relayer.

Diana Gré

Face aux risques d’intempéries pendant le week-end, l’élevage est à la recherche de box démontables, de couvertures et de barnums. «Leurs états actuels ne permettent pas de les laisser dehors même avec des couvertures», explique la mère de l’éleveuse. 

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, elle aussi appelle à l’aide, car ils font face à un nouveau problème : l’équarrissage ne vient pas enlever les cadavres. « C’est une honte. Nous avons deux chevaux au milieu du chemin que l’équarrissage ne veut pas enlever. »

Pas d’antidote

« On a appelé jusqu’en Amérique pour avoir des informations... Personne ne sait rien... Il n’y a pas d’antidote ! » explique Diana Gré. Le Centre National d'Informations Toxicologiques Vétérinaires a été saisi de ces intoxications : «Il est conseillé d'inspecter avec attention tous les fourrages de chevaux de cette région, vous pouvez nous envoyer par mail des photos suspectes, et intervenir dès les premiers signes cliniques.»

Une cagnotte a été mise en ligne pour aider l’élevage.

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