Gard : des fêtes votives possibles cet été mais sous conditions

La Préfecture du Gard a envoyé le même courrier à tous les maires du département. Les élus savent maintenant qu'organiser une fête votive cet été sera possible mais ce ne sera pas sans conditions.

Les communes pourront organiser des fêtes votives cet été mais sous certaines conditions.
Les communes pourront organiser des fêtes votives cet été mais sous certaines conditions. © FTV

 

Pour préserver les traditions culturelles et sauver certaines entreprises économiquement, le Préfet du Gard Didier Lauga veut laisser la porte entrouverte aux fêtes votives cet été malgré l’épidémie.

 

Emeline Cros du service communication précise les deux conditions : "Que la restriction des groupes de 10 personnes maximum sur la voie publique soit levée au 22 juin et que la commune présente un dossier précisant les mesures sanitaires prévues face au Covid-19. Et ajoute : "Le port du masque reste recommandé et fortement encouragé."

 

Une distanciation difficile à respecter 

 

Face à la crise provoquée par l’épidémie, un état d’urgence sanitaire a été déclaré le 23 mars sur l’ensemble du territoire. Il est prévu pour durer au moins jusqu’au 10 juillet. Dans les conditions actuelles, organiser des bals ou des encierros semble compliqué. Voilà qui ferait pourtant l'affaire des manadiers, en grande difficulté en raison du coronavirus et de la hausse de leurs tarifs d'assurance..

 

 

Si de nombreuses communes telles que Uchaud, Remoulins ou Comps semblent avoir jeté l’éponge, à Vers Pont du Gard en revanche, la fête est toujours programmée pour le week-end du 15 août. Même si, en mairie, on reconnait la difficulté d'appliquer les mesures sanitaires :

 

Pour mettre en place une fête locale, on peut éventuellement se passer de tables destinées à la restauration, mais la buvette, elle, est incontournable ! Clairement la distanciation sociale sera difficile à tenir. On mise sur la fin de l’état d’urgence au 10 juillet. 

 

D’autres mairies sont dans l’expectative. A Quissac par exemple, les annonces du gouvernement, attendues pour fin juin, seront décisives dans la décision que prendra la mairie. "Si les mesures drastiques telles que les 1m50 sont à respecter côté buvette, la fête sera annulée, assure l'adjointe à la culture Martine Aubert. Pour nous, c’est impossible ! S’il y a en revanche une adaptation, telle que l’on peut la voir en ce moment sur les marchés, ou si la fin des restrictions est validée, alors on organiserait la fête du 14 au 16 août."

 

5000 personnes maximum

 

Reste à contenir le volume de la fête : l’interdiction des rassemblements de plus de 5000 personnes devrait se poursuivre jusqu’au 31 août 2020. 

Dans les petites communes, ce nombre n’inquiète pas. "De toute façon chez nous, s’il y a 1000 personnes réunies, c’est le maximum, explique le maire de Saint André de Valborgne (en Cévennes), Régis Bourrely. Pas question d’annuler quoi que ce soit !". Le feu d’artifice du 14 juillet, la fête de la tripe le 19 juillet, la fête du coq le 09 août, ou encore la fête de l’oignon et du pélardon restent programmés.

 

A Générac, le maire ne veut pas rester les bras croisés. Il propose de reporter la fête du 27 au 30 août faisant en sorte de ne pas empiéter sur les manifestations voisines. Mais certains, sur les réseaux sociaux, militent au contraire pour plusieurs fêtes simultanées : "Il y aura moins de monde au même endroit !".

 

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