Générac : un an après les incendies géants et le crash d'un Tracker avec son pilote, le drame est toujours présent

Impossible d'oublier les incendies de Générac lors desquels un pilote de la Sécurité civile a trouvé la mort dans le crash de son Tracker. Plus de 800 hectares partis en fumée et un drame encore très présent dans les mémoires de ce village du Gard, un an après.
 

Les incendies de Générac, entre juillet et août 2019
Les incendies de Générac, entre juillet et août 2019 © France Télévisions
Il y a tout juste un an, les flammes dévoraient 800 hectares de végétation sur le plateau de Générac, un village de 4 000 âmes au sud de Nîmes. Les ravages causés par les feux à répétition et la mort d’un pilote de Tracker sont encore à vifs.
 
Des arbres calcinés à perte de vue, tel est le triste paysage de Générac suite aux incendies
Des arbres calcinés à perte de vue, tel est le triste paysage de Générac suite aux incendies © France Télévisions

4 jours de lutte contre le feu et un crash

Un avion bombardier d'eau, le Tracker 22, s'est crashé en luttant contre l'incendie de Générac, c'était le 2 août 2019. Le pilote de la Sécurité civile basé à Nîmes-Garons qui était à bord est mort dans l'accident. L'appareil s'est disloqué au sol. Depuis, la place du village porte le nom de Franck Chesneau, pilote décédé en mission. 
 

C'était il y a un an...

Des mois ont passé, la petite commune de Générac et ses habitants continuent de panser leurs plaies, même si la vie a repris le dessus. La garrigue portent encore les traces de l'incendie mais la végétation reprend lentement.
 

La solidarité pour reconstruire et se reconstruire

Parmi ces habitants, Valérie Lapendrie, elle est éleveuse d'ânes et se relève à petits pas. Ce mardi 30 juillet, le premier incendie a démarré à quelques centaines de mètres de son exploitation et elle a dû être évacuée par les services de secours. Un an plus tard, l'éleveuse continue pleinement son activité professionnelle, mais le traumatisme reste entier.
 

 

Je n'ai pas retrouvé la sérénité d'avant les incendies,  je ne connaissais pas ce drame. De l'avoir vécu, la peur au ventre reste au quotidien.

Valérie Lapendrie, éleveuse d'ânes à Générac.

Sur le terrain, encore quelques stigmates de la violence des feux. Mais une chaîne de solidarité et une cagnotte en ligne ont permis à Valérie de se relever et de redonner vie à son exploitation.

"Je tiens fermement à respecter cette confiance que m'ont donné ceux qui m'ont aidé" précise-t-elle ,"Cela fait chaud au coeur, je pensais que dans ces moments-là, on était seule, mais c'est ce qui m'a permis de continuer, de garder l'énergie pour mes activités" .

Une surveillance accrue

Au Centre Opérationnel d'Incendie et de Secours du Gard, l'été 2019 reste une année noire dont les pompiers ont tiré certains enseignements. Un réajustement de la chaîne de commandement, la location d'un hélicoptère bombardier d'eau et une surveillance accrue.
 
Nouvelle voie d'accès des pompiers à Générac
Nouvelle voie d'accès des pompiers à Générac © @Julianne Paul France télévisions

Nous avons quasiment 200 pompiers de plus sur le terrain, avec un dispositif préventif de véhicules " feux de forêt" qui sont positionnés chaque jour. Nous avons 10 détachements préventifs sur le terrain.

Colonel Thierry Carret, directeur adjoint du Sdis 30.


Plus de 800 hectares de garrigue et de bois ont été décimés. Aujourd'hui, Générac veut regarder vers l'avenir, la commune entreprend une opération de reboisement baptisée «Renaissance».
 
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