INSECURITE. "Le danger est toujours là" : fermé après le droit de retrait de ses agents, le centre social rouvre ses portes

Après plus d'un mois de fermeture, le centre social André-Malraux à Nîmes a rouvert ses portes. Les agents ont demandé davantage de sécurité dans ce quartier connu pour ses trafics de drogue et ses règlements de compte.

Il avait dû fermer le 20 mars pour des questions de sécurité. Les agents municipaux du centre social André-Malraux dans le quartier Chemin-bas-d'Avignon à Nîmes avaient exercé leur droit de retrait, craignant pour leur sécurité. Mais cette fermeture n'a pas été définitive.

Le centre social a finalement rouvert ses portes ce jeudi 5 avril pour le plus grand bonheur des habitants."Tous les parents viennent ici pour faire leurs papiers. Quand le centre était fermé, on était perdus. On en a besoin, c'est très important pour nous", lance Najat, une habitante du quartier. 

Un quartier connu pour ses trafics de drogue

Pour autant, le dossier n'est pas vraiment clos. Les agents ont accepté de reprendre leurs postes mais sous certaines conditions. "Le dispositif qui va être mis en place en termes de vidéosurveillance, de passage plus régulier des forces de police, mais surtout qu'on puisse être entendu sur les difficultés que nous rencontrions", explique Farid Bouziane, responsable du centre.

Il faut dire que le quartier Chemin-bas-d'Avignon à Nîmes est tristement célèbre pour ses trafics de drogue et ses règlements de compte. Alors pour ces agents, il est compliqué d'assurer qu'ils pourront assumer leur tâche sur le long terme.

"Le danger est toujours là"

"Les agents sont des personnes responsables qui sont conscientes que le danger est toujours là... La boule au ventre, je pense que depuis qu'ils ont repris, elle est toujours présente. Ils en sont conscients, ils ont informé leur hiérarchie que si la situation venait vraiment à ne pas s'améliorer, ils reprendraient leur droit de retrait", détaille Philippe Treil, secrétaire général de l'UNSA, mairie de Nîmes. 

Cet événement est loin d'être isolé dans ce type de quartier. À Nîmes, la médiathèque Marc Bernard située dans le quartier Pissevin avait lui aussi fermé ses portes suite à un droit de retrait des agents.