"Je ne suis pas à l’abri d’une personne qui sort de n’importe où" : extinction de l'éclairage public et sentiment d'insécurité agitent ce quartier

À Nîmes, des habitants du quartier Mas de Ville s'insurgent contre le manque d’éclairage public dans les rues, la nuit. Une pétition, lancée dans ce secteur situé en périphérie du centre-ville, a déjà réuni plus de 500 signatures. Le comité de quartier dénonce un climat d’insécurité, la mairie se justifie par arguments écologiques.

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Dans le quartier Mas de Ville, à Nîmes, l’obscurité est totale durant la nuit. Cathy Gelabert, qui y vit depuis 30 ans, promène son chien chaque matin vers 4 heures, avant d'aller travailler. Torche électrique en main, elle guette le moindre bruit.

"Quand je vois une voiture, en général,je me cache un peu au niveau des garages comme ça on ne me voit pas trop et je surveille. J'ai un petit moment de stress", avoue cette riveraine.

À quelques mètres de sa maison, au sol, elle découvre les restes de bonbonnes de Protoxyde d’azote et autres détritus : "J’ai un peu peur des voitures garées. Que, après s'être drogué avec le gaz, quelqu’un arrive par n’importe quel endroit. Vous avez deux, trois terrains vagues. Je ne suis pas à l’abri d’une personne qui sort n’importe où", explique-t-elle.

Si le centre-ville de Nîmes, les quartiers Pissevin, Valledegourd, Mas de Mingue, et Chemin bas d’Avignon sont éclairés toute la nuit, le Mas de ville, Haute Magaille, Paussac, et Chalvidan, eux, n’ont pas d’éclairage public entre minuit et 5h du matin.

Le comité de quartier milite pour le retour de l’éclairage public la nuit et dénonce un climat d’insécurité.

Ce n’est pas qu’un climat, c’est les points de deal, c’est les vols, les petits délits, les cambriolages qui se sont déplacés vers les quartiers qui sont dans le noir, actuellement.

Christelle Gonzalez-Genaudet, comité du quartier Mas de Ville

Pourtant, malgré quelques cambriolages signalés ces dernières semaines d’après le syndicat Unité SGP Police, les violences n’ont pas augmenté depuis décembre 2022 : date à laquelle la ville de Nîmes a décidé de réduire l’éclairage public.

Insécurité contre économie d'énergie

"Est-ce que c’est de l’insécurité ou est-ce que c’est un sentiment d’insécurité ? Il faut comprendre l’attitude de la ville qui tend de plus en plus vers une politique d’écologique et de développement durable", explique Frédéric Escojido Conseiller municipal à la ville de Nîmes en charge de l’éclairage public.

À l'heure ou les tarifs de l'énergie ne cessent d'augmenter, la ville de Nîmes affirme avoir fait une économie de 300 000 euros, l'an dernier, sur sa facture d’électricité.

Écrit avec Dalila Iberrakene. 

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