Nîmes : il attirait les adolescents sur les réseaux sociaux, le prêtre condamné à 3 ans de prison dont 18 mois de sursis

Un prêtre gardois était jugé ce vendredi par le tribunal judiciaire de Nîmes pour corruption de mineurs et chantage. Il était accusé d’attirer des adolescents via les réseaux sociaux. Il a été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois de sursis.
Le palais de justice de Nîmes, en 2019 (photo d'illustration).
Le palais de justice de Nîmes, en 2019 (photo d'illustration). © Capture Google MAPS

Ce vendredi, au tribunal judiciaire de Nîmes, un prêtre gardois est jugé pour corruption de mineurs et chantage. Il est accusé d’être entré en contact avec des adolescents sur les réseaux sociaux et de leur avoir demandé des photos d'eux-mêmes dénudés. Il a été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis.

Corruption de mineurs

A la barre l’homme maintient avoir voulu faire de la prévention avec ces enfants. Lors de son interpellation, il avait déclaré n’avoir pas eu « d’intention délictuelle » et voulait au contraire prévenir les adolescents des « dangers d’internet ».

Il s’excuse et affirme avoir honte : « J’ai honte de tout cela, j’étais dans un jeu de rôle. » Mais le président du tribunal lui rétorque : « Vous êtes intelligent, vous avez un niveau d’étude élevé, vous ne pouvez pas croire que c’est de la prévention quand vous leur demandez s’ils ont déjà éjaculé. Vous êtes avec des enfants âgés de 11 et demi », insiste le président.

L’homme dit s’être rendu compte de la gravité des faits une fois placé en garde à vue.

A l'issue de l'audience, le procureur de la République à Nîmes Eric Maurel a requis à l'encontre de ce prêtre quatre ans de prison dont trois ferme avec mandat de dépôt, l'inscription au fichier des délinquants sexuels et l'interdiction d'avoir une activité en lien avec des jeunes. 

Faux profils et pseudo féminin

Les faits se sont produits en 2016.

Le prêtre, âgé de 45 ans au moment des faits, se faisait passer sur les réseaux sociaux pour Maïlyn, une jeune fille de 18 ans. Ce profil lui permettait d'entrer en contact avec des jeunes garçons de 11 ans. Il engageait la conversation et envoyait des photos de jeunes filles nues. En retour, le quadragénaire demandait aux garçons de lui envoyer des photos d'eux-mêmes dénudés.

Chantage

Le prêtre est également suspecté d'avoir fait chanter un jeune en lui disant qu'il allait diffuser des images de lui dénudé sur les réseaux sociaux. Ce sont des parents, alertés par leur fils, qui ont dénoncé les faits, permettant le déclenchement d'une enquête pénale à l'issue de laquelle les enquêteurs du groupement de gendarmerie du Gard ont réussi à identifier les adresses IP des ordinateurs utilisés par le quadragénaire.

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