Nîmes : le conseiller régional Yoann Gillet (RN) dépose plainte pour agression

Yoann Gillet (RN), conseiller régional d'Occitanie et conseiller municipal de Nîmes. Mai 2017. / © PASCAL GUYOT / AFP
Yoann Gillet (RN), conseiller régional d'Occitanie et conseiller municipal de Nîmes. Mai 2017. / © PASCAL GUYOT / AFP

Le conseiller municipal de Nîmes, Yoann Gillet (RN), affirme avoir été agressé par "des antifas" samedi soir, dans le centre-ville. Il raconte avoir reçu plusieurs "coups de pieds au visage et sur l'ensemble du corps". Une plainte a été déposée auprès du commissariat de Nîmes.

Par Emma Derome, Isabelle Bris

Le conseiller municipal d'opposition Rassemblement National à Nîmes et conseiller régional d'Occitanie, Yoann Gillet, a annoncé ce dimanche sur Twitter avoir été agressé dans le centre-ville de Nîmes, samedi soir.

Il raconte qu'un groupe antifas l'a insulté et menacé de mort alors qu'il était dans un café, au niveau de la place de la maison carré, avec plusieurs militants du Rassemblement National d'une vingtaine d'années. 
 

"Jeté au sol et frappé au visage"

Contacté par téléphone, l'élu confirme que dix d'entre-eux, dont il connaîtrait pour certains l'identité, sont ensuite revenus pour agresser les militants physiquement. "L'un d'eux a écrasé sa cigarette sur ma joue", écrit-il dans son communiqué. Il raconte avoir été "jeté au sol" et avoir "reçu des coups de pieds au visage et sur l'ensemble du corps"

Il ajoute que tous les militants RN présents ont également été frappés ce soir-là. L'un d'entre-eux aurait été blessé à l'arcade sourcilière, selon ses dires. Après avoir appelé la police municipale, qui est arrivée après l'agression, il assure avoir été ausculté par le médecin de garde, qui a estimé que ses blessures correspondaient à 4 jours d'ITT.

L'un d'eux a écrasé sa cigarette sur ma joue.

C'est la première fois que cet élu, également directeur du cabinet du maire de Beaucaire, est agressé physiquement. Le parquet confirme qu'une plainte auprès du commissariat de Nîmes a été déposée vers 1 heure du matin, dimanche.

Selon Yoann Gillet, plusieurs des militants agressés sont actuellement entendus par la police.

Louis Aliot, qui a récemment lancé sa campagne pour les municipales à Perpignan, a réagi ce dimanche matin dans un tweet, en pointant du doigt la présidente de la région Occitanie, Carole Delga. Marine Le Pen a également aussitôt réagi en dénonçant les "complaisances systématiques du pouvoir" à l'égard des anti-fascistes.
 

Une enquête est en cours pour violences en réunion. Le parquet confirme que des images de vidéosurveillance devraient être prochainement exploitées afin d'identifier tous les agresseurs.
 

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