Ce mardi à Nîmes (Gard), les opérateurs du centre d'appels et de secours CTA/CODIS se sont retrouvés devant le siège. Ils demandent plus d'effectifs. Des représentants du personnel ont rencontré la direction.
C’est une véritable action coup de poing. Tôt ce matin, ils sont arrivés par dizaines devant le siège du centre d’appels et de secours (CODIS) de Nîmes dans le Gard. Plusieurs opérateurs chargés de traiter les appels d’urgence dénoncent un manque d’effectif et veulent obtenir de meilleures conditions de travail.
Augmentation des effectifs
“Parfois, quand ils doivent être 9, ils sont 4 ou 5, c’est un vrai problème”, dénonce ce mardi Mickael Paul à France 3 Occitanie. Ce représentant du personnel du CTA/CODIS de Nîmes est mobilisé aux côtés des opérateurs ce mardi. Selon Mickael Paul, le fonctionnement en sous-effectif n’est pas nouveau.
“Ces problèmes sont récurrents”, dénonce le syndicaliste Sud Pompiers du Gard. Les opérateurs du CTA/CODIS sont 36 à temps plein, un nombre jugé insuffisant par les salariés mobilisés. “Ils s’appuient beaucoup sur un nombre important de bénévoles mais ça ne suffit pas”, explique Mickael Paul.
Respect des congés
Autre revendication du personnel mobilisé : avoir l’assurance que leurs jours de congés, une fois qu’ils sont posés et acceptés, soient respectés. “À cause du manque d’effectifs, on a des gens qui partent en congés et qui sont rappelés tout le temps”, martèle Mickael Paul.
L’un des opérateurs du centre d’appel de secours témoigne. Il raconte notamment qu’ils ont voulu poser un jour de congé le jour de l’an, mais qu’ils ont tous été appelés pour travailler à cette date. “Aucun de nous n’a pu avoir le 1er janvier”, dénonce encore un agent.
Des discussions avec la direction
Aux alentours de 9h30 ce mardi, des représentants de la direction départementale se sont déplacés pour échanger avec les opérateurs mobilisés. Des représentants du personnel ont été reçus. Les discussions sont entamées.