Polémique : l'aire de covoiturage écologique de Nîmes construite grâce à l'abattage d'une dizaine d'arbres

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Écrit par Fabrice Dubault et Pauline Pidoux

L'inauguration d'une nouvelle aire de covoiturage sur l'A9, à l’Est de Nîmes, devait être une belle fête de la transition écologique. Moins de voitures sur l'autoroute, c'est bon pour la planète. Sauf que les travaux ont nécessité l'abattage de nombreux arbres et le goudronnage du site. Pas vraiment du goût des défenseurs de l’environnement.

Nîmes a depuis ce jeudi 22 septembre son aire de covoiturage. 56 places flambant neuves à côté de l’échangeur Est de l’A9, pour favoriser la mobilité partagée et décarboner les déplacements du quotidien.

Un pas vers un transport plus écologique et moins énergivore ? Oui, mais il y a une ombre au tableau selon certaines associations des défenseurs de l'environnement. Ou plutôt, un manque d’ombre justement car 10 arbres ont été abattus pour construire ce parking-relais.

Une polémique environnementale ? 

Des militants se sont invités à l’inauguration, mercredi. Et ils ont pu partager leurs interrogations avec le président de la métropole de Nîmes et celui de Vinci Autoroutes, les deux partenaires du projet.

Avoir une nouvelle aire de covoiturage à proximité de l'A9, cela a du sens. Ca rend service aux usagers et cela limite les émissions polluantes. Mais quand cela se fait au détriment d'un espace paysager naturel et d'arbres, il faut des compensations significatives, surtout que le site a été goudronné, donc imperméabilisé.

Thierry Garcia Avrilleau, association A.R.B.R.E.S.

Côté compensations, le terrain mis à disposition par l'agglomération sera végétalisé en novembre assure le président de Nîmes métropole. "Il y a 10 arbres qui ont été arrachés mais 24 seront replantés (ndlr : des arbres de Jade, des chênes verts, des micocouliers et des érables de Montpellier) et en plus des ombrières photovoltaïques vont être installées. Nous travaillons en concertation" explique Franck Proust.

Même discours pour Vinci Autoroutes qui a financé 97% des 560.000 euros d'investissement : "Sur la durée et sur l'ensemble des mesures compensatoires, l'environnement sera gagnant. Aujourd'hui, nous avons à faire à des manifestants constructifs dans leurs propositions, nous sommes prêts à les associer au déploiement des mesures dans l'année qui vient" a ajouté Pierre Coppey, président de Vinci Autoroutes.

Car ce site à vocation à devenir un pôle d'échange multimodal. Il devrait s'intégrer dans le tracé de la future ligne T4 du tram-bus vers Marguerittes.

Cette première aire de covoiturage de l’agglomération de Nîmes est en service depuis ce jeudi. Des travaux pour améliorer les équipements vont se poursuivre, notamment des bornes de recharge électrique seront installées prochainement.

Un projet identique est à l'étude pour l'échangeur ouest de l'A9 à Nîmes.

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