Solidarité : un cycliste du Gard roule jusqu’en Norvège contre la sclérose en plaques

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A 28 ans, Nathan Pigourier s’est lancé un défi de taille… Originaire du Gard, le cycliste a déjà parcouru 2 800 kilomètres pour tenter de récolter des dons en faveur d’une association contre la sclérose en plaques. Il devrait atteindre le cap Nord au mois de février.

Landun est désormais loin derrière lui : pour le Gardois Nathan Pigourier, l’objectif est plus lointain. Précisément au cap Nord, une falaise de plus de 300 mètres de hauteur située à la pointe de la Norvège. "Je suis passé par la Suisse, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark, et je viens d’arriver en Norvège", énumère-t-il à France 3 Occitanie.

Parti en vélo en novembre dernier, sans argent, Nathan Pigourier souhaitait sensibiliser le grand public et collecter des fonds pour la recherche contre la SEP (sclérose en plaques). Au quotidien, il raconte son périple sur les réseaux sociaux : sa page Facebook est suivie par plus de 4 000 fans, qui devraient encore profiter de ses photos. "Il me reste à peu près 2 100 kilomètres de vélo et 700 de ferry jusqu’au cap Nord", précise Nathan.

Plus de 9 000 euros récoltés

Le jeune homme de 28 ans n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà réalisé deux tours de France à vélo dans des conditions similaires – et raconté ses voyages dans trois ouvrages.

C’est en 2019 qu’il rencontre pour la première fois une femme atteinte de SEP. En France, 110 000 personnes sont touchées par cette maladie du système nerveux central. Si des traitements existent pour soulager les symptômes, aucun véritable remède n’a été trouvé à ce jour. Ce voyage jusqu’au cap Nord est ainsi l’occasion pour Nathan Pigourier de mieux faire connaître la maladie.

Plus de 9 000 euros ont déjà été récoltés au profit de la fondation ARSEP, dédiée à la recherche d’un traitement. Il avoue avoir du mal à y croire : "c’est beaucoup mieux que ce que j’espérais initialement… Je m’étais fixé un objectif de 2 400 euros… On pourrait dépasser les 10 000 !"

"Je suis toujours aussi heureux"

Le froid ? Pour le moment, il dit le tolérer… Même avec des nuits où le mercure du thermomètre descend en-dessous de zéro. Mais Nathan s’avoue conscient, tout de même, que le pire n’est pas encore atteint. "Plus je vais monter, plus ça va être difficile… Mais je n’ai aucune lassitude", se réjouit-il. "Tout change tout le temps. Les gens changent, la nourriture, les paysages… Mais mon état d’esprit, lui, ne change pas. Je suis toujours aussi heureux."

Où que j’aille, je trouve des gens formidables...

Nathan Pigourier

à France 3 Occitanie

Et il y a de quoi : sur ses photos, dignes de cartes postales, le Gardois affiche fièrement la lumière du Nord, la beauté des lacs norvégiens et des petites maisons qui semblent sortir du village du père Noël.

Lorsqu’il ne bivouaque pas, il peut en tout cas compter sur la générosité des Norvégiens. "J’ai été extrêmement bien accueilli par plein de gens différents, d’horizons sociaux différents, de métiers différents", souligne-t-il. "Où que j’aille, je trouve des gens formidables…"

La cagnotte est toujours ouverte. Et Nathan Pigourier insiste : il n’y a pas de montant minimum. "Chaque euro compte pour la recherche, chaque don est important. Le principal, c’est la générosité !"