Auch : les urgences en grève à partir de ce dimanche minuit

Urgences illustration / © Maxppp
Urgences illustration / © Maxppp

Le service des urgences de l'hôpital de Auch va observer à partir de ce dimanche minuit un mouvement de grève reconductible. Les médecins urgentistes réclament des effectifs supplémentaires pour faire face à l'afflux toujours plus important de patients. 

Par J.V

''Nous estimons que la qualité et la sécurité de prise en charge des patients ne seront plus assurées" Voilà ce que déclare dans un communiqué les représentants gersois de l'association des médecins urgentistes de France. 
La situation est devenue intenable dans la structure d'urgence de l'hôpital auscitain. Les médecins dénoncent un manque d'effectif. Cette grève n'est pas une surprise car déjà, à l’automne dernier, les médecins urgentistes avaient envisagé un tel mouvement, puis l’avaient ajourné à la suite de concertations avec le directeur du centre hospitalier.

 Nous sommes à 8,6 équivalents temps pleins alors que nous devrions être 23


« Il s’agit d’une grève générale de tous les personnels des urgences, médecins et personnels soignants, souligne le Dr. Monique de Brito, médecin au CH et déléguée départementale AMUF. Nous n’en pouvons plus que l’administration se moque de nous. Voilà des mois que l’on tire la sonnette d’alarme. Nous sommes à 8,6 équivalents temps pleins alors que nous devrions être 23 ! Nous n’avons plus aucune bretelle de sécurité. La semaine dernière nous avons enregistré deux arrêts maladie ; lorsque le collègue affecté au Smur était de sortie, il ne restait plus qu’un seul médecin aux urgences pour quelque 70 patients ! Mardi, un patient a attendu 20 heures avant une prise en charge. Nous sommes dans une moyenne de 10 heures… On fait quasiment de la maltraitance. Sans parler de l’agressivité que ces situations engendrent."

À partir de lundi, un accueil sera organisé pour filtrer les urgences


Tout ce qui ne relèvera pas de l’urgence véritable sera réorienté vers les médecins habituels des patients. Ou bien, déclare l'urgentiste : ''on adressera le patient directement dans les services sans se préoccuper de savoir s’il y a des lits. Un sujet qui ne devrait d’ailleurs pas relever de nos fonctions. On ne peut pas garder un malade aux urgences sous prétexte qu’il n’y a pas de places…

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