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Les gilets jaunes bloquent le rond-point de Dions près d'Alès et défilent pour le “droit de manifester” à Montpellier

80 gilets jaunes bloquent depuis ce matin le rond-point stratégique de Dions dans le Gard / © O. Brachard F3LR
80 gilets jaunes bloquent depuis ce matin le rond-point stratégique de Dions dans le Gard / © O. Brachard F3LR

Le barrage de Dions n'est pas mort. 80 gilets jaunes bloquent cet endroit stratégique entre Nîmes et Alès. A Montpellier, ils ont manifesté avec syndicats, associations et certains partis de gauche contre la loi anti-casseurs jugée liberticide. 4 personnes ont été interpellées.

Par Josette Sanna avec Olivier Brachard et Sébastien Banus

Non, le barrage de Dions n'est pas mort.

C'est le message délivré par les 80 gilets jaunes du Gard qui ont réinvesti le lieu dès 5 heures du matin.

Un endroit stratégique et ô combien symbolique de la lutte

Oui c'est le bastion, c'est énorme on voit beaucoup de choses, dit Joël, gilet jaune

Les manifestants ne bloquent pas la circulation des véhicules. Il s'agit juste de se faire voir. 

Je pense qu'il y avait la fatigue et les gens ils croyaient au grand débat, mais c'est l'enfumage, ajoute Eugénio, gilet jaune

Situé entre Nîmes et Alès, ce "bastion" de Dions a connu bien des péripéties depuis le début du mouvement.

Le feu couve toujours

Le 12 décembre dernier par exemple, les gilets jaunes ont brûlé eux-mêmes leurs baraquements pour protester contre l'évacuation du lieu. 

Si le feu du mouvement s'est atténué ensuite, les braises n'ont jamais vraiment été éteintes.

Le cabanon qui jouxte le barrage, les gilets jaunes de Dions l'ont construit en hommage à un de leurs camarades décédé de mort naturelle au plus fort du mouvement.

Une construction qui symbolise les liens humains qui se sont créés au fil des mois.

C'est une famille que l'on s'est fait, c'est plus que des amis, conclut Dédé, gilet jaune.

Face à la politique d'Emmanuel Macron, le mouvement des gilets jaunes du Gard veut redéployer ses ailes à l'image de ce barrage de Dions qui tel le phénix renaît de ses cendres.


Contre la loi anti-casseurs à Montpellier


A Montpellier, 1600 personnes gilets jaunes, syndicats, associations et partis de gauche confondus défilent dans le centre-ville pour dénoncer la loi anti-casseurs qu'ils considèrent comme une entrave à la liberté de manifester.
Les manifestants près de la gare de Montpellier / © G. Sié F3LR
Les manifestants près de la gare de Montpellier / © G. Sié F3LR

Loi liberticide

Pour les syndicats, associations et partis politiques qui ont annoncé ensemble ce mardi, la manifestation commune de samedi 13 avril à Montpellier, cette loi autorise clairement des mesures liberticides et subjectives.
Avec une volonté de maintien de l’ordre, n’y a-t-il pas de réelles menaces sur la démocratie ? s'interrogent les associations présentes à la manifestation.

Happening au foulard

Jean-Jacques Gandini de la Ligue des droits de l’homme section de Montpellier a proposé ce samedi un happening pour faire comprendre les dérives de cette loi :
"Dès que l’on a le visage couvert même partiellement, on pourra être poursuivi.

Je propose donc que chacun vienne avec un foulard, et que l’on soit tous partiellement couverts pour montrer justement, qu’il y a là une atteinte arbitraire à la liberté de manifester.
Cette part d’appréciation totale accordée au préfet doit être stigmatisée.

 Une "convergence des luttes" qui satisfait les gilets jaunes montpelliérains, qui comme Sandra Houée gilets jaunes 34) "se sentent un peu moins seuls ce samedi", pour manifester.
Les gilets jaunes ont défilé avec les syndicats et l'extrême-gauche à Montpellier pour réclamer le droit de manifester. / © S. Banus F3LR
Les gilets jaunes ont défilé avec les syndicats et l'extrême-gauche à Montpellier pour réclamer le droit de manifester. / © S. Banus F3LR
Quatre personnes ont été interpellées en fin d'après-midi dont une  rue Saint Guilhem après avoir jeté un projectile sur les forces de l'ordre. Deux autres, qui détenaient des cagoules, des masques et des produits inflammables pour fabriquer des cocktails molotov ont été arrêtées à la sortie d'un parking du centre-ville.
 

Les signataires de l'appel à la manifestation de Montpellier

Syndicats : Union Locale CGT Montpellier, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), Comité Etudiant Indépendant (CEI), CNT ESS34… Associations : Ligue des Droits de l’Homme, Fédération Unie de la Libre Pensée, Campagne BDS France Montpellier, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Collectif Citoyens pour la climat, Le Collectif Migrants Bienvenue 34, Le Mouvement de la Paix… Partis : Europe Ecologie Les Verts (EELV), Parti de Gauche (PG), La France Insoumise (GA Aiguelongue-Boutonnet 1 et 2), Parti Communiste Français (PCF), Parti Ouvrier Indépendant (POI).
 

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