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Deux ans après les inondations, le cauchemar continue pour un couple de sinistrés à Pointis-de-Rivière

La maison se trouve désormais au bord d'un précipice de 20 mètres de hauteur. / © Stéphane Compan / France 3 Midi-Pyrénées
La maison se trouve désormais au bord d'un précipice de 20 mètres de hauteur. / © Stéphane Compan / France 3 Midi-Pyrénées

Depuis les terribles inondations qui ont frappé les Pyrénées en juin 2013, leur maison fait l'objet d'un arrêté de péril. Mais faute d'indemnisations suffisantes pour la quitter, un couple d'octogénaires de Pointis-de-Rivière en Haute-Garonne y vit toujours. 

Par Laurence Boffet

Deux ans après les inondations qui ont ravagé les Pyrénées en juin 2013, le cauchemar continue pour un couple d’octogénaires de Pointis-de-Rivière, une petite commune du sud de la Haute-Garonne. Ils font aujourd'hui l'objet d'une procédure d'expropriation, au terme d'un bras de fer de deux ans avec la mairie et les services de l'Etat pour obtenir des indemnisations.

La crue de la Garonne, Marie-Louise et Pierre Ricaud l'ont vécue de très près, le 18 juin 2013. Ce jour-là, le fleuve a emporté une habitation inhabitée et une partie des berges près de leur domicile. Désormais, leur maison se trouve à 10 mètres d’un important précipice. Elle menace à son tour de tomber. 

Un arrêté de péril

Selon leur fils, Guy Ricaud, le maire de la commune a immédiatement pris un arrêté de péril leur interdisant de réintégrer les lieux en juin 2013. Il leur a ensuite proposé de les reloger dans une maison inhabitée de la commune dont la mairie prendrait en charge le loyer pendant six mois. Un engagement trop flou pour le couple qui préfère alors ne pas quitter sa maison. "Ils craignaient de ne pas pouvoir assumer un loyer avec leur petite retraite si la situation perdurait" indique leur fils, Guy Ricaud.

De longues procédures

Une année passe et suite à de longues expertises, l'Etat et la commune décident de racheter les maisons en péril dont le glissement de terrain menace d'effondrement. Selon leur fils, Pierre et Marie-Louise Ricaud sont alors prêts à accepter leur expropriation. Mais les discussions avec la mairie et les services de l'Etat vont rapidement tourner court : impossible pour les deux retraités d'accepter des propositions qui selon eux, sous-évaluent leur bien en ne reconnaissant par exemple pas sa surface exacte. 

La situation s'envenime

La situation s'envenime encore lorsque le couple reçoit un recommandé du tribunal administratif l'informant que le Maire a sollicité une expertise auprès du juge des référés en vue de son expulsion. Avant de recevoir un nouvel arrêté de péril pour son habitation au mois de mai. Aujourd'hui, leur fils envisage d'engager une procédure au pénal pour "abus de faiblesse".

Voyez le reportage de Stéphane Compan et Thierry Villéger :
Un couple menacé d'expropriation à Ponitis-de-Rivière



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