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Accueil des réfugiés : le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc pose ses conditions à l'Etat

L'association des maires des grandes villes de France, que préside le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc s'est réuni aujourd'hui sur la situation des migrants. Les maires sont prêts à les accueillir à certaines conditions.

Par Cécilia Sanchez avec AFP

L'association des maires des grandes villes de France (AMGVF) s'est dite prête ce mercredi 9 septembre à prendre sa "juste part" dans l'accueil de réfugiés, si l'État respecte "un certain nombre de conditions""Nous sommes prêts à prendre notre juste part dans l'effort d'accueil à un certain nombre de conditions", a déclaré à la presse le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR), président de l'association, qui s'est réunie à l'Assemblée nationale.

L'AMGVF, qui participera à la rencontre organisée samedi 12 septembre par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avec les élus locaux, veut que l'État mette en place "un plan national d'accueil", qu'il "détermine un certain nombre de moyens pour que l'accueil soit durable", qu'il prenne en compte "la très grande diversité des situations locales" et qu'il "respecte le volontariat des maires".

Les élus présents ont souligné "l'unanimité" de leur démarche "non politicienne" et se sont engagés "à ne procéder à aucune distinction d'origine ou de religion" dans l'accueil des réfugiés. Ils ont néanmoins fortement insisté sur "la prise en compte des spécificités locales" dans la répartition de l'accueil. 

Jean-Luc Moudenc s'est ainsi montré très réservé sur l'accueil à Toulouse de réfugiés, faisant état de "graves difficultés" de la ville dans le logement social notamment, "où 25.000 demandes sont en attente".

A l'inverse, le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret (PS), a fait état d'une "forte mobilisation du tissu associatif", d'habitants, de "maires de bourgs et de villages" pour accueillir des réfugiés, notamment dans des territoires en déclin
démographique. Le président de la communauté urbaine du Grand Nancy, André Rossinot (UDI), a dit espérer que cette crise "amène la société française à avoir un regard moins manichéen" sur les migrants.

Le maire du Mans Jean-Claude Boulard (PS) a témoigné de la difficulté, du fait "des lenteurs administratives" françaises, à faire venir dans sa ville depuis six mois 35 Syriens réfugiés à Damas, alors même qu'il compte dans son hôpital "beaucoup de médecins d'origine libanaise ou syrienne" prêts à les accueillir. Plusieurs maires de très grandes villes, comme Paris, Marseille, Lyon, Lille ou Bordeaux, n'étaient pas présents à cette réunion, mais ont, pour certains, pris position par ailleurs sur l'accueil de réfugiés.
Les maires et les réfugiés

 

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