Aéronautique : des plans sociaux revus à la baisse pour Figeac Aéro, Latécoère et Airbus

Enfin une bonne nouvelle pour l’emploi dans le milieu aéronautique. Airbus et certains de ses prestataires, très impactés par la crise liée à la Covid, annoncent des plans sociaux moins drastiques que prévus. Le point sur le nombre de licenciements et de postes sauvés à ce jour. 

5000 pour Airbus en France. 320 pour Figeac Aéro. 475 chez Latécoère. 2020 a vu les plans sociaux et l'annonce de milliers de suppressions de postes se multiplier au fil des mois faisant craindre le pire dans le secteur de l'aéronautique. Le trafic aérien et les ventes des avionneurs sont encore loin de leur niveau d'avant la crise du Covid-19. Mais depuis le début de l'année 2021, plusieurs entreprises importantes ont revu leurs objectifs de licenciement à la baisse grâce notamment au dispositif gouvernemental comme l'activité partielle de longue durée. 

Figeac Aéro : moins de postes supprimés

À commencer par l’équipementier Figeac Aéro qui revoit à la baisse les suppressions d’emploi annoncées. 220 postes sont désormais menacés sur l'usine de Figeac (dans le Lot) contre 320 dans un premier temps, ce qui représentait alors un tiers des employés du site. 

Le site de Figeac emploie 966 personnes et représente plus de 70% du chiffre d'affaires du sous-traitant aéronautique. L'équipementier avait accusé une perte nette de presque 14 millions d'euros pour son exercice 2019-2020. 

L'entreprise lotoise, déjà touchée par la crise du Boeing 737 Max et le décalage de la certification du Boeing 777X, a dû affronter les baisses de cadence sur tous les autres programmes d'avions pour lesquels elle fournit des équipements.

Des chiffres revus à la baisse chez Latécoère également

L'équipementier aéronautique Latécoère va, de son côté, supprimer 246 postes en France, soit presque moitié moins qu'envisagé initialement. L’entreprise toulousaine avait annoncé fin septembre qu’elle comptait supprimer 475 postes sur les 1 504 que comptait alors le groupe en France.

Les syndicats CFE-CGC et FO espéraient faire baisser le nombre de suppressions de poste chez le sous-traitant aéronautique et c’est chose confirmée. Ils ont signé un accord lundi 1er février, pour la branche aérostructure de l'équipementier aéronautique toulousain. Pour la branche câblage, des négociations sont encore en cours, pour un accord collectif. Le site spécialisé dans les câblages situé à Labège, en région toulousaine, promis à la fermeture, sera maintenu, tandis que celui de Liposthey (Landes) bénéficiera d'un fonds, abondé par l'État, dédié à la modernisation des outils de production.

Des chiffres encourageants pour l'emploi chez Airbus

L'objectif de postes à supprimer en France était de 4248. Ce chiffre, établi par la direction d'Airbus afin de faire face au mieux à la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, est revu à la baisse. 2100 emplois, c'est-à-dire la moitié des emplois menacés, ont pu être sauvés grâce à un plan de départs volontaires. Pour le site de Nante/Saint Nazaire, le plan est terminé.

Pour les deux sites de Toulouse et Blagnac, 300 postes étaient encore à supprimer à la mi-janvier. 

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