• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Au moins 32 SDF sont morts dans la rue en Occitanie en 2018, dont 15 à Toulouse

Des SF dormant près du marché des Carmes à Toulouse en février 2018 / © V. Chapuis / MaxPPP
Des SF dormant près du marché des Carmes à Toulouse en février 2018 / © V. Chapuis / MaxPPP

Au total, 406 personnes sans logis sont décédées en 2018 en France selon le collectif "Les Morts de la rue". 

Par Fabrice Valery

C'est un décompte macabre mais c'est le résultat d'une démarche assumée pour faire prendre conscience de l'ampleur du phénomène.

Chaque année, le collectif Les Morts de la Rue publie la liste des personnes sans domicile décédées dans la rue. En 2018, ce nombre (pas encore définitif) s'établit à 406 personnes en France. La moyenne d'âge des personnes ayant recensées n'est que de 46,4 ans alors que l'espérance de vie moyenne en France dépasse les 82 ans.
 

Si la plupart des décès de SDF sont constatés à Paris et en région parisienne, notre région n'échappe pas à ce phénomène, d'hommes et de femmes, parfois jeunes, décédés de mort naturelle, de mort violente (notamment les deux hommes de 28 ans décédés en février lors d'une bagarre au couteau devant la gare Matabiau à Toulouse), des suites d'une maladie ou de froid (car ce serait se tromper que de croire que les SDF ne meurent que pendant l'hiver).
 

Ainsi, d'après le décompte du collectif, 32 personnes ont ainsi perdu la vie dans les rues d'Occitanie en 2018, uniquement des hommes. La moitié est morte dans les rues de Toulouse : 15 personnes décédées dans la ville (dont une dans la commune voisine de Cornebarrieu) avaient été recensées fin décembre par le collectif. 

Parfois, le collectif dispose d'éléments d'identité (nom, prénom, âge). Parfois, on ne sait rien d'autre de ces disparus que le sexe et un âge approximatif. 

"Un homme, 55 ans", "Vasile, 44 ans", "Jérémy, 40 ans environ"... C'est ainsi que ces personnes figurent sur le décompte du collectif, qui souhaite oeuvrer à leur rendre hommage. "Les morts de la rue" estime que ces décès constituent "un scandale qui doit interpeller chacun à un niveau personnel comme collectif, et quelles que soient nos appartenances politiques ou religieuses".
 

Outre ces 15 décès relevés à Toulouse en 2018, on a compté aussi 4 disparitions à Montpellier, trois à Perpignan, une à Tarbes, une à Port-la-Nouvelle, une à Castelnau-le-Lez, une à Nîmes, une à Saint-Pons-de-Mauchiens et une à Carcassonne.

Sur le même sujet

Montpellier : Vik, le robot qui aide les femmes atteintes d'un cancer du sein

Les + Lus