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Bac 2019 : “Je ne comprends pas qu'on puisse faire ça à des enfants ! ”

Pendant une épreuve du baccalauréat 2019. / © DOMINIQUE FAGET / AFP
Pendant une épreuve du baccalauréat 2019. / © DOMINIQUE FAGET / AFP

Faute d'avoir obtenu la note de sa copie d'économie, retenue par un professeur gréviste, Raphaël s'est vu attribuer celle de sa moyenne annuelle pour l'épreuve du bac 2019. Du coup, il passe ce lundi le rattrapage. Du stress et une injustice, pour sa maman.

Par Laurence Boffet

Cette famille toulousaine a passé un très mauvais week-end. "On a été très perturbé par tout ça" explique Saïda, la maman. Tout ça ? C'est l'absence de la note d'économie de son fils Raphaël, 17 ans, qui passait cette année son bac en filière ES (Economie et social). "C'est la seule note qu'il n'avait pas, du coup, on lui a attribué la note de sa moyenne annuelle. Il a eu 7. Il lui manquait donc 26 points. Il a passé son week-end à réviser et à s'engoisser. Il va ce lundi après-midi au rattrapage".
 

Copie retenue

Elève au lycée Stéphane Hessel de Toulouse, Rapahaël fait partie des élèves qui se sont vus attribuer une note provisoire pour le baccalauréat car sa copie a été bloquée par des correcteurs en grève. En Haute-Garonne, elles ont finalement été rendues vendredi, mais trop tard pour lui éviter les révisions du week-end. Il a fini par obtenir sa "vraie note" dans la matinée ce lundi, après des appels répétés à son lycée et dans son centre d'examens. Au final, il écope d'un 9. Pas suffisant pour lui éviter "la repêche" mais il aura seulement 12 points à rattraper ce lundi avec un oral d'histoire et un de mathématiques. Ses révisions n'auront donc pas été vaines mais il se serait bien passé des incertitudes et du stress supplémentaires générées par l'absence de sa note d'économie.
 

"C'est très violent"

Tout comme sa maman. "On aurait aimé être fixé dès le départ" dit-elle, "mon fils a été mal tout le week-end..."
"C'est violent pour eux, ce sont des ados, ils n'ont que 17 ou 18 ans" poursuit-elle, "c'est injuste. je ne comprends pas qu'on pénalise des enfants. C'est stressant, c'est angoissant, c'est ignoble et c'est inadmissible."  Car si cette maman dit comprendre le combat des professeurs grévistes contre la loi Blanquer, elle ne comprend pas la rétention des copies. "Je comprends leurs convictions mais je trouve qu'ils ont choisi la facilité en pénalisant les enfants. Il y avait certainement d'autres moyens de se faire entendre. Est-ce que prendre en otage des ados aura plus d'impact ? Je n'en suis vraiment pas sûre."
Si Saïda a passé le week-end en étant très stressée, son mari, lui, est très en colère. Il envisage de consulter un avocat et d'engager un recours. 
 

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