Barrage de Sivens : pour Manuel Valls, les débordements sont "une insulte à la mémoire de Rémi Fraisse"

Manuel Valls a condamné "avec fermeté" les violences commises lors de manifestations samedi à Toulouse et Nantes, les qualifiant d'"insulte à la mémoire de Rémi Fraisse".

Manuel Valls, le premier ministre
Manuel Valls, le premier ministre © AFP
Dans un communiqué, le Premier ministre "condamne avec fermeté les déchaînements de violence délibérée constatés cet après-midi à Nantes et à Toulouse". Il cite notamment "des actes graves de dégradations de biens publics et privés, des incendies volontaires et des jets de projectiles dangereux".

Comme le redoutaient les autorités, la manifestation contre les "violences policières" organisée samedi à Toulouse et Nantes six jours après la mort de Rémi Fraisse a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, faisant au moins cinq blessés. "Une nouvelle fois, comme cela s'est déjà produit à Sivens ces dernières semaines, des policiers et des gendarmes, agents du service public, ont été directement visés par des cocktails molotov et des jets d'acide susceptibles de causer des blessures graves", déclare M. Valls, en saluant "la maîtrise professionnelle des forces de sécurité".

"Ces comportements anti-démocratiques bafouent le droit légitime des manifestants pacifiques de s'exprimer sur le territoire national et sont une insulte à la mémoire de Rémi Fraisse", déclare-t-il.

"Alors même que les services de l'Etat coopèrent pleinement avec la justice dans l'enquête (sur la mort du jeune homme, ndlr), aucun recours à la violence, ni aucune atteinte à l'ordre républicain ne seront tolérés. La justice sera saisie de chaque acte de violence", annonce-t-il.

Notre dossier complet sur le barrage de Sivens et la mort de Rémi Fraisse


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