Beyrouth : l'explosion de l'usine AZF avait fait bouger les règles de stockage du nitrate d'ammonium

L'explosion de l'usine AZF, le 21 septembre 2001 à Toulouse, avait provoqué une intense émotion et réveillé des inquiétudes concernant la règlementation sur le stockage du nitrate d'ammonium en France. Depuis lors ces règles ont connu plusieurs modifications, pour éliminer tout risque d'explosion.

Dans le cas de l'usine AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, c'est un stock de 300 tonnes de nitrate d'ammonium qui avait explosé, provoquant des dégâts dans un rayon de plusieurs kilomètres.
Dans le cas de l'usine AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, c'est un stock de 300 tonnes de nitrate d'ammonium qui avait explosé, provoquant des dégâts dans un rayon de plusieurs kilomètres. © AFP
Depuis l'explosion de l'usine AZF, le 21 septembre 2001 à Toulouse, pas moins de 4 textes successifs ont fait évoluer la règlementation concernant le stockage du nitrate d'ammonium.
Le premier arrêté a été pris conjointement par le Parlement Européen et le Conseil Européen le 13 octobre 2003 : il venait réactualiser des dispositions prises en 1975.

La France après l'Europe

La France a emboité le pas à l'Europe en publiant tour à tour 3 arrêtés ministériels, avec pour objectif d'éliminer tout risque d'explosion :Aujourd'hui la France compte une centaine de sites de stockage de nitrate d'ammonium, substance encore considérée comme indispensable à la fabrication d'engrais azotés pour l'agriculture.

Des opposants aux engrais chimiques

Depuis 19 ans et la tragédie qui a frappé la ville et la population toulousaine, plusieurs collectifs se sont constitués pour dénoncer l'usage de ce produit chimique dans l'agriculture en France, et pour la mise en place de solutions alternatives.Cependant en elle-même cette substance n'est pas facilement inflammable ou explosible, mais elle entre dans la composition d'explosifs artisanaux et peut même se transformer en bombe par accident.

Mélange attention danger

En effet c'est le contact avec des substances acides qui peut amener à la combinaison d'un mélange détonnant et beaucoup plus facilement inflammable s'il est soumis à une source de chaleur supérieure à 210°. Il devient explosif à 290°.
Dans le cas de l'usine AZF c'est le mélange avec un produit chloré qui est suspecté, suite à la négligence de précautions indispensables, même si rien n'a pu être catégoriquement démontré par l'enquête qui a suivi la tragédie.
 
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