Coronavirus : l’hôpital de Toulouse lutte au quotidien pour garantir son stock de masques

C’est une lutte de tous les instants. Face au manque de masques pour affronter l’épidémie de coronavirus. Une équipe du CHU de Toulouse travaille chaque jour pour trouver des masques pour les patients et les professionnels de santé.
service de réanimation de l'hôpital Purpan à Toulouse, avril 2020
service de réanimation de l'hôpital Purpan à Toulouse, avril 2020 © J-P Duntze/FTV
"On se bat chaque jour", dit Marc Penaud le directeur général du CHU de Toulouse. "C’est une lutte quotidienne pour garantir une visibilité la plus longue possible sur le stock de masques."

A la question de savoir combien de masques il y a dans les stocks, le directeur ne peut pas répondre. A l’hôpital on parle surtout en nombre de jours. A Toulouse à la date du 3 avril, on a de quoi tenir un peu plus de 15 jours.
Des équipes sont en permanence à la recherche de masques. L’Etat en fournit mais cela ne suffit pas, le CHU achète donc lui-même auprès de fournisseurs agréés en Chine.

Chaque jour nos acheteurs sont sur le pont pour poursuivre cette démarche et c’est vrai aussi pour les autres produits : les surblouses, les gants… tous les outils de protection de l’ensemble de nos personnels,

dit Marc Penaud.
 

Quel masque pour qui ?

Le directeur général du CHU l’assure : "aujourd’hui tous les professionnels de santé de notre hôpital en contact avec un patient (covid ou non) ont un masque chirurgical qui est changé toutes les 4 heures et pour les services qui nécessitent des protections plus importantes, pour des actes invasifs,  des masques FFP2 sont changés toutes les 8 heures."

L’hôpital de Toulouse est également en train de s’équiper de masques en tissu auprès d’une entreprise agréée par la DGA ( Direction Générale de l’Armement). Un projet de masques jetables est en cours avec le fab lab d’airbus.

Ces maques là doivent servir aux professionnels de l’hôpital qui ne sont pas en contact avec les patients comme les agents de sécurité
Nos experts analysent le pourcentage de protection en barrière que représentent ces masques tissus et on est en train de faire la même chose pour la production de masques jetables,

explique Marc Penaud.

"Nous sommes très précautionneux car il ne faudrait pas que les professionnels qui ne sont  pas au contact des patients se sentent protégés et qu’en réalité ils ne le soient pas", précise le directeur général du CHU.

Partout en France, le manque de masques se fait sentir. Le gouvernement a commandé près de deux milliards de masques en Chine, a indiqué samedi le ministre de la Santé Olivier Véran. 500.000 masques seront livrés par jour au secteur médico-social, a-t-il précisé, reconnaissant qu'il restait des "problèmes de logistique".

 
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