Coronavirus : des hôpitaux supplémentaires sont activés en Occitanie

Avec la propagation du coronavirus en Italie du Nord, la France se prépare à une éventuelle épidémie. Le nouveau ministre de la Santé a annoncé que 70 hôpitaux supplémentaires, susceptibles de prendre en charge des patients, sont activés dès ce lundi en France. Le point en Occitanie. 

Hopital Rangueil.
Hopital Rangueil. © Thierry Bordas/ MAXPPP
A 17 heures ce lundi, l'Italie a annoncé un septième décès du coronavirus frappé par le covid-19. Un bilan qui n'a cessé de s'alourdir depuis ce matin.
L'Italie du Nord est désormais le principal foyer européen de cette épidémie de pneumonie poussant les autorités française à agir, et vite.
Pour l'heure, 11 villes de Lombardie et de Vénitie sont désormais placées en quasi confinement, le ministre de la santé en France a indiqué se préparer à l'éventualité d'une épidemie en France.

Le ministère a déjà mis en place depuis le mois de janvier un numéro d'urgence en cas de doute sur d'éventuels symptômes.

 Un établissement de santé par département 

Une fermeture de la frontière avec l'Italie "n'aurait pas de sens, selon le ministre de la Santé. Un virus ne s'arrête pas aux frontières ", a-t-il déclaré dimanche.
En revanche, il souhaite mettre en place au moins un établissement hospitalier par département en métropole. 

Pour accueillir les éventuels malades, nous disposions jusqu'à présent de 38 établissements de santé, essentiellement les CHU (centres hospitaliers universitaires). J'ai décidé, en accord avec le premier ministre, que 70 établissements siège d'un SAMU seraient activés dès ce lundi pour augmenter nos capacités de réponse si c'était nécessaire, a déclaré Olivier Varan, le ministre de la Santé.  

Extension des zones à risque

L'ARS (l'agence régionale de santé) d'Occitanie a confirmé ses nouvelles mesures ce lundi. Au delà des 3 CHU (Toulouse, Nîmes et Montpellier) déjà prêts et en capacité de réaliser les tests pour vérifier d'éventuelles contaminations, il y a une extension aux établissements de santé, au moins un par département. 

La stratégie consiste à identifier le plus tôt possible les personnes pouvant être contaminées, a expliqué ce lundi Pierre Ricordeau, directeur de l'ARS Occitanie. Surtout ceux qui reviennent des zones à risque il y a moins de 14 jours. Or cette zone a été élargie ce lundi. Elle comprend la Chine, Macao, Hong Kong, Singapour, la Corée du Sud, l'Iran et les zones touchées en Italie. Les personnes revenant de ces pays et présentant des symptômes grippaux et des difficultés respiratoires doivent contacter le 15

Le directeur de l'ARS d'Occitanie a rappelé que tous les services de santé étaient mobilisés. "Nous ne sommes pas en situation épidémique. Mais nous suivons la situation de près, heure par heure, car elle peut être évolutive."

 

A ce jour la France ne compte qu'un décès lié cette infection pulmonaire, celui d'un homme qui revenait de Chine. Une seule personne reste hospitalisée. Ce lundi soir, le directeur général de l'OMS a appelé à se préparer à une «éventuelle pandémie» du nouveau coronavirus.

 

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