Coronavirus, reprise de l'école le 11 mai : l'incompréhension des parents d'élèves et enseignants toulousains

Emmanuel Macron a annoncé la reprise des écoles collèges et lycées le 11 mai. Une déclaration qui rend perplexes les parents d'élèves et enseignants de Toulouse.
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Photo d'illustration © MaxPPP
La déclaration du président de ce lundi 13 avril a rassemblé plus de 36 millions de téléspectateurs. Parmi eux, des parents d'élèves et enseignants dans le flou.

A partir du 11 mai nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées. Déclaration d'Emmanuel Macron. 

A Toulouse, la maman d'Emma ne croit pas en une réouverture dès le mois de mai. « Peut-être que ça va commencer par les lycéens, les petits en dernier », espère-t-elle. Une autre mère de famille se dit sceptique : "la reprise pour les plus grands, je comprends. Mais les plus petits ça m'étonne ! Leur mettre un masque c'est pas possible. Leur laver les mains toutes les cinq minutes non plus. Ils mettent leurs doigts à la bouche ... c'est pas possible !" détaille l'aide soignante. Un papa de famille, lui, demande une reprise en douceur pour ne pas perturber ses enfants. 

 


Interrogations des parents d'élèves


La présidente de la FCPE 31 (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves), Murielle Paletou, s'interroge sur les modalités de cette reprise scolaire. Pour elle, il fallait une date pour rassurer les familles, afin qu'elles puissent se projeter sur quatre semaines. "Mais ça reste une borne, et les bornes, ça se déplace" explique-t-elle. Pour Murielle Paletou, l'organisation n'est pas clair : 

J’y vois pas mal de contractions : il faut conserver les gestes barrières les rassemblements sont interdits jusqu'à mi-juillet mais les écoles collèges et lycées, qui rassemblent jusqu'à des milliers d’élèves doivent réouvrir ? J’ai du mal à comprendre la logique.

Pour la FCPE 31, impossible de remettre d'un coup 12 millions d'élèves tout en respectant les gestes barrières. Et d'ajouter : « Pourquoi vouloir absolument revenir à l’école ? Sur une moyenne de vie de 80 ans, 3 mois sans école ça correspond à 0,3% du temps de vie d’un individu. » En priorité, les parents d'élèves souhaitent un accompagnement psychologique et pas seulement pédagogique. Il y aura donc pas mal de "choses à régler", précise la présidente de la FCPE 31. Notamment les conditions d'hygiènes. 
   

Incompréhension des enseignants


Une professeure de français d'un collège toulousain s'inquiète de cette reprise qu'elle qualifie de "prématurée". Pour elle, il faut d'abord penser aux mesure concrètes pour assurer la sécurité sanitaires des élèves et des enseignants. 

Pour le SNES FSU, syndicat national des enseignements de second degré, la date du 11 mai est à la fois une vraie surprise et totalement incompréhensible dans le contexte sanitaire actuelle.
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