Covid : les bars de Toulouse peuvent rouvrir

Vendredi 16 octobre, restaurateurs, artisans et commerçants avaient lancé une requête en référé contre l’arrêté préfectoral du 12 octobre. Le tribunal administratif vient de leur donner raison, l’arrêté de la préfecture est suspendu, les bars peuvent désormais rouvrir.
Les bars et restaurants sont désertés à Toulouse.
Les bars et restaurants sont désertés à Toulouse. © FTV/Paul Ruyer

Les bars sont les grands "gagnants" de la décision du tribunal administratif. Ils peuvent désormais rouvrir sans restrictions dès ce vendredi 16h et les jours prochains. 

Il était illogique qu'un restaurant puisse servir des cafés en terrasse sous prétexte qu'il fait à manger, alors que le bar à côté était fermé

Olivier Bouscatel, gérant d'une brasserie


Pas question de contester le protocole sanitaire, juste une volonté de comprendre et d’arrêter la stigmatisation. "C'est une excellente nouvelle pour nous, nous en avions marre d'être pointé du doigt, se réjouit Olivier Bouscatel, gérant d'une brasserie. Et c'est une question de solidarité aussi. Il était illogique qu'un restaurant puisse servir des cafés en terrasse sous pretexte qu'il fait à manger, alors que le bar à côté était fermé." 

Une ouverture "conditionnelle"

Une ouverture oui mais bientôt soumise à de nouvelles restrictions d'horaires. En effet, le préfet devrait prendre dans la soirée un arrêté instaurant le couvre-feu dans l'agglomération toulousaine. Cela signifie qu'à partir de ce vendredi 16 octobre à minuit, tous les bars et restaurants devront se plier à de nouveaux horaires : aucune sortie ne sera possible entre 21h et 6h du matin. 

"Laissez-nous travailler"

"Nous voulons continuer à travailler", c’est par ces mots que Samuel Cette, président de la CPME Occitanie, la confédération des petites et moyennes entreprises, résumait la situation ce vendredi matin. Alors que Toulouse s’apprête à connaître le couvre-feu à partir de vendredi minuit, bars, restaurants et commerces lancaient une requête en référé contre l’arrêté préfectoral du 12 octobre. "Nous voulons des preuves que ces lieux sont des vecteurs prioritaires de circulation du coronavirus, détaillait Samuel Cette. Que des chiffres viennent nous le prouver, et justifient ces fermetures."
Le tribunal administratif vient de leur donner raison. De fait, les bars de Toulouse et des 16 autres communes concernées peuvent rouvrir dès ce vendredi 16 octobre, et les restaurants ne sont plus obligés de respecter les mesures renforcées.

Lundi 12 octobre, le préfet de Haute-Garonne avait décidé de placer la métropole Toulouse et 16 communes limitrophes en zone d’alerte maximale au vu de la propagation du coronavirus dans le département. Son arrêté ordonnait la fermeture de tous les bars de la zone à partir du mardi 13 octobre, une mesure que la CPME considérait comme "un attentat à la liberté d’exercer". "Nous avions besoin que l’on reconnaisse que cet arrêté était abusif" confie Benjamin Serra, restaurateur toulousain.

 

Compenser les pertes

Mais l’action ne s’arrêtera pas là. "Nous demandons par la suite un dédomagement pour le préjudice subit, développe Benjamin Serra, car pour l’instant nous n’avons aucun accompagnement. Pourtant pour Renault ou Airbus, l’Etat a sorti le chéquier."

 
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