Environnement : le projet de construction d'une chaufferie biomasse suscite la crainte de riverains

Alors qu'une nouvelle réunion publique, autour du projet d'une chaufferie biomasse dans le quartier de la Cépière à Toulouse, se tient ce mercredi 13 mars 2024, les riverains font entendre leur voix. Inquiets du risque de pollution aux particules fines, ils disent non à ce projet.

Toulouse Métropole envisage la construction d’une chaufferie biomasse dans le quartier de la Cépière. Un collectif de riverains, inquiets du risque de pollution aux particules fines, se mobilise contre le projet. 

Non à la chaufferie biomasse

Le projet est annoncé pour l'année 2026. Mais il suscite déjà la colère des riverains. Toulouse Métropole envisage de construire une chaufferie biomasse dans la rue Charles Mouly, près de l’hippodrome, à Toulouse. Plusieurs centaines d'habitants sont concernées.

Plusieurs réunions publiques ont déjà eu lieu, mais un collectif de citoyens résiste. Il vient de s’associer à Toulouse Chauffe, qui lutte déjà contre plusieurs autres projets, pour réclamer "la suspension du projet jusqu’à la présentation d’une étude approfondie".  Une pétition a même été lancée sur Change.org. Elle a déjà recueilli plus de 800 signatures. 

Craintes pour l'environnement

Une chaufferie biomasse, c'est 6 à 8 camions quotidiens en période de pleine puissance 6 à 7 mois par an avec des arrêts et des redémarrages qui entraînent de la fumée noire et des odeurs : "Le souci numéro un, c'est la pollution aux particules ultra-fines", explique Isabelle Vedere, une riveraine engagée contre le projet. "Elles sont mesurables, mais pas filtrables. Et quand on nous dit que cette pollution est négligeable, nous n'avons pas d'éléments techniques permettant d'étayer cette affirmation."

La Métropole de Toulouse, en charge du projet, se veut rassurante : "Nous avons des éléments donnés par l'ADEME et des simulations de dispersion réalisées par des bureaux spécialisés", explique l'élu Pierre Trautmann. "Dans la zone la plus proche de l'usine, l'augmentation des particules fines n'excède pas 0,2%, c'est infime."

Pas de choix définitif

Des riverains qui s'inquiètent aussi de la pérennité de l'exploitation forestière : "On sait que la région Occitanie est riche en forêts, mais elles sont loin de Toulouse", affirme Isabelle Vedere. "Et puis on a le sentiment que la Métropole veut passer en force sur ce dossier. Ça n'envoie pas un message de transparence et d'honnêteté."

Le projet n'en est qu'à ses débuts : "Entre la biomasse et la géothermie, le choix du procédé n'est pas arrêté", confirme Pierre Trautmann. "Pour l'instant, nous souhaitons écouter les riverains. Ensuite, nous déclenchons la phase de candidature et nous ne ferons un choix final qu'au premier trimestre 2025."

Une nouvelle réunion publique doit se tenir ce mercredi soir à la demande du collectif de riverains.