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“Et si on aimait la France” : le livre posthume du Toulousain Bernard Maris

Bernard Maris / © MaxPPP
Bernard Maris / © MaxPPP

Bernard Maris, l'économiste toulousain, peaufinait un court recueil sur la France lorsqu'il a été assassiné, lors de l'attentat contre Charlie Hebdo. Avec l'accord de ses enfants, son éditeur publie "Et si on aimait la France", portrait d'un pays qu'aimait passionnément Oncle Bernard. 

Par Marie Martin

Bernard Maris était plein d'optimisme pour la France et il avait eu envie de l'écrire... Fauché par la haine meurtrière des frères Kouachi le 7 janvier 2015, dans les locaux de Charlie Hedo où il tenait une chronique sous le nom d'Oncle Bernard, l'économiste né à Toulouse n'avait pas terminé son manuscrit. C'est donc une oeuvre posthume et inachevée qui est parue samedi sous le titre : "Et si on aimait la France..."
Un court recueil plein d'humour et d'amour, à l'image de cet homme généreux et fécond. 
On peut y lire son envie de déculpabiliser les Français - du chômage, du racisme, de la catastrophe urbaine et du déclin de la langue. Son envie aussi de célébrer une France aux mille visages. 
Bref, un essai anti "french bashing", même si Oncle Bernard ne se prive pas d'y dire tout le bien qu'il pense des bétonneurs, des spéculateurs, et de tous ceux qui défigurent les territoires...
Si la tragédie du 7 janvier a contredit le bel optimisme de Bernard Maris, "Et si on aimait la France..." est le livre d'un esprit libre. Définitivement.

Et si on aimait la France, de Bernard Maris. Editions Grasset. 144 pages, 15 €.

Oncle Bernard

Bernard Maris était originaire de Toulouse.  Il a enseigné l’économie dans la ville rose, puis à Paris. Il collaborait à plusieurs médias dont Charlie Hebdo, Alternatives Economiques, et tenait une chronique hebdomadaire sur France Inter.  Il avait publié à l'automne un essai "Houellebecq économiste".
Père de deux enfants, il avait épousé en secondes noces Sylvie Genevoix, journaliste française, membre du CSA et fille du romancier Maurice Genevoix, à qui Bernard Maris vouait une grande admiration. 
Ses obsèques ont lieu le 15 janvier suivant en la chapelle Notre-Dame de Roqueville, à Montgiscard (Haute-Garonne), où il est ensuite incinéré.

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