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Fin de vie: quelques dizaines de militants anti-euthanasie mobilisés à Toulouse

Des membres de l'association "Soulager mais pas tuer" samedi matin devant la préfecture de la Haute-garonne / © AFP
Des membres de l'association "Soulager mais pas tuer" samedi matin devant la préfecture de la Haute-garonne / © AFP

Environ 70 militants anti-euthanasie ont manifesté samedi à Toulouse et Bordeaux contre le projet de loi sur la fin de vie qui sera examiné dès lundi à l'Assemblée nationale

Par VA, avec AFP

Répondant à l'appel national lancé par le collectif anti-euthanasie "Soulager mais pas tuer", les manifestants étaient 70 environ à Toulouse, brandissant des banderoles où était notamment inscrit: "Non à l'euthanasie masquée". 

Le projet de loi sur la fin de vie "est un premier pas vers une euthanasie qui ne dit pas son nom. La sédation profonde, cela revient exactement à une injection létale: le corps souffre", a expliqué Elisabeth Le Lann, porte-parole en Haute-Garonne de Soulager mais pas tuer.

Une ambulance de carton, pilotée par une effigie du président François Hollande, portait l'inscription "Les soins palliatifs sont au point mort". "Ho! Hisse! Les soins palliatifs", scandaient les manifestants devant la préfecture de région à Toulouse.

"Nous demandons à François Hollande qu'il tienne sa promesse de juillet 2012 de développer les soins palliatifs", a expliqué Elisabeth Le Lann. "Moins de 50% des Français qui auraient besoin de soins palliatifs y ont accès", a renchérit une infirmière en maison de retraite.

Le projet de loi sur la fin de vie, qui sera examiné en deuxième lecture dès lundi, instaure le droit à une "sédation profonde et continue" jusqu'à la mort pour les malades conscients dont les traitements sont inefficaces et dont les jours sont comptés, ainsi que pour ceux qui font l'objet de traitements qui les maintiennent artificiellement en vie.

Evoquant le sort de Vincent Lambert, pour qui le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se prononcera vendredi sur un arrêt des soins, Elisabeth Le Lann a estimé qu'il ne s'agissait pas d'un problème de fin de vie. "C'est le problème d'une personne lourdement handicapée mais qui n'est pas victime d'un acharnement thérapeutique", a-t-elle jugé.

"Soulager mais pas tuer" avait appelé à manifester samedi à 11H00 devant les préfectures des 13 nouvelles régions françaises.

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