Go-fast intercepté à Toulouse : les deux hommes mis en examen et écroués

La fusillade a eu lieu au péage de Toulouse-sud / © Google
La fusillade a eu lieu au péage de Toulouse-sud / © Google

Les deux hommes, qui n'étaient pas armés comme nous l'avons révélé lundi, ont été mis en examen. L'un d'eux a été blessé par balle, à la nuque selon son avocat, au trapèze selon une source policière. 

Par FV avec AFP

Les deux suspects de trafic de drogue, qui avaient tenté de fuir la police vendredi lors d'une spectaculaire course-poursuite à contresens sur l'A61, ont été mis en examen lundi soir à Toulouse et incarcérés, a-t-on appris auprès de leur avocat.
Les deux Toulousains, nés en 1987 et 1989, ont été mis en examen, l'un au palais de justice, l'autre à l'hôpital de Toulouse où le juge d'instruction s'est rendu. Tous deux ont été "incarcérés pour trois jours", avant un débat contradictoire "sur leur placement en détention provisoire", a-t-il précisé. 

Ils n'étaient pas armés

Seule la police avait tiré pendant cette opération mouvementée, les deux fuyards n'étant "pas armés", comme le site internet de France 3 Midi-Pyrénées vous le révélait dès lundi.
Vendredi vers 20 heures, ils rentraient d'Espagne à bord d'une Porsche Cayenne chargée d'"une centaine de kilos de résine de cannabis", selon la police. Tombant sur les policiers au péage de Toulouse-sud, ils avaient fait demi-tour, percutant d'autres véhicules de particuliers.

Une course-poursuite

La police avait ouvert le feu au péage puis une course-poursuite s'était engagée, sur "une quinzaine de kilomètres" à contresens sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute, selon la police, puis sur une route départementale jusqu'à l'entrée du village de Baziège. Le véhicule, pneus crevés, avait terminé sa course contre un muret.
Les deux jeunes Français ont été mis en examen pour importation et trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs, selon leur avocat. Mais seul le conducteur est poursuivi pour refus d'obtempérer, mise en danger de la vie de fonctionnaires et violence avec arme.

Le véhicule, arme par destination​

Ils n'étaient "pas armés" mais "l'arme par destination était en l'occurrence le véhicule", a expliqué un procureur-adjoint. "Le fait de foncer sur des policiers au volant d'un véhicule, même sans les toucher, est qualifié de violence avec arme". "Est-ce que la situation justifiait que l'on tire non pas seulement sur les pneus mais sur le conducteur et le passager ?", a interrogé de son côté Maître Legros-Gimbert.
"Les policiers disent avoir tiré sur le conducteur pour le neutraliser, alors qu'une balle a traversé la vitre arrière pour aller se loger dans le cou du passager avant", a-t-il relevé.

Blessure au cou... ou au trapèze ?

Cette blessure du passager donne lieu a des informations contradictoires. Selon son avocat, il est donc blessé à la nuque et la balle est passé très près des cervicales et de la veine jugulaire. Mais selon une source policière proche de l'enquête, la balle est allée se ficher dans le muscle du trapèze près de l'épaule. 

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