Grève pour les salaires, le conflit chez Tisséo s'enlise, le trafic est perturbé et cela risque de durer

L’intersyndicale de Tisséo Voyageurs, qui mène une grève au long cours depuis le mois d'avril sur le réseau de transports toulousain, maintient la pression. Son objectif : obtenir l'indexation des salaires sur l'inflation. Trois questions à Stéphane Chapuis, porte-parole du mouvement.

L’intersyndicale de Tisséo Voyageurs, la régie qui exploite le réseau de transports en commun toulousain, poursuit son mouvement de grève. Depuis le 11 avril 2023, de nombreux salariés débrayent à l'appel de l'intersyndicale CGT-SUD-CFDT et FNCR (Fédration nationale des conducteurs routiers) et le trafic s'en ressent sur toute l'agglomération. Un conflit qui semble s'enliser. Quelles en sont les raisons ?

France 3 : qu'est-ce que vous souhaitez obtenir ?

Stéphane Chapuis : On est toujours sur les mêmes revendications, ça n'a pas bougé depuis le 11 avril. Nous voulons le maintien de la clause de sauvegarde, c'est-à-dire le maintien du pouvoir d'achat des salariés par l'indexation des salaires sur l'inflation. Nous ne demandons pas d'augmentation mais un maintien des rémunérations par rapport au coût de la vie. Il faut une augmentation de la valeur du point proportionnelle à l'inflation.

France 3 : où en est-on dans le bras de fer qui vous oppose à la direction de Tisséo ?

Stéphane Chapuis : on a fait quatre jours de grève la semaine dernière. Nous n'avons pas eu de nouvelles de la direction. On reste au même niveau de mobilisation des salariés. On a demandé au préfet qu'il nomme un médiateur. Aujourd'hui, on a le sentiment que la direction joue le pourrissement de la situation et on regrette qu'elle ne souhaite pas revenir à la table de négociation.

France 3 : que va-t-il se passer dans les jours à venir ?

Stéphane Chapuis :  on a prévu un mouvement de grève jeudi et vendredi. Durant ces journées d'action, on appelle à ce qu'aucun bus, tram ou métro ne circule. Si on ne trouve pas d'issue rapide, on est prêt à repartir en grève pendant le festival Rio Loco la semaine prochaine et la semaine suivante dans le cadre de la Fête de la musique.