Le groupe français Alstom construira la troisième ligne de métro à Toulouse

Alstom a remporté le marché de la troisième ligne de métro à Toulouse, a annoncé mercredi 4 novembre Tisséo, la société des transports en commun de l'agglomération. Cette troisième ligne, qui ralliera Colomiers à Labège, devait voir le jour en 2025 mais est reportée, crise sanitaire oblige. 
Ici, les travaux de la ligne B du métro toulousain, en 2004.
Ici, les travaux de la ligne B du métro toulousain, en 2004. © Frédéric Charmeux/MaxPPP
La nouvelle a été annoncée mercredi matin, à l'occasion du Comité Syndical de Tisseo : c'est donc le groupe français Alstom qui a remporté l'appel d'offre pour la construction de la troisième ligne de métro à Toulouse.
Alstom était en concurrence avec le groupe italo-japonais Hitachi, l'Allemand Siemens et l'Espagnol CAF associé au Français Thalès.
Le Français a donc remporté ce marché de taille - il pèse 713 millions d'euros HT -, qui porte sur la construction du matériel roulant, du système automatique et de la maintenance de cette troisième ligne.
L'annonce aurait dû en être faite au mois de juin dernier mais crise sanitaire oblige, c'est donc ce 4 novembre qu'elle a été officialisée, à l'occasion d'un Comité Syndical de Tisseo Collectivités, retransmis en ligne.

Une jonction avec la ligne B

La troisième ligne de métro toulousain, c'est un tracé de 27 kilomètres, du Nord-Est au Sud-Ouest de l'agglomération, plus précisément entre Colomiers-gare et Labège. Elle sera à 80 % souterraine et permettra une jonction avec la ligne B, à la station La Vache.
La troisième ligne de métro, du Nord-Est au Sud-Ouest de Toulouse, sera donc construite par Alstom.
La troisième ligne de métro, du Nord-Est au Sud-Ouest de Toulouse, sera donc construite par Alstom. © Tisseo

"Moins chère et meilleure"

"Le choix a été fait en constatant que l'offre d'Alstom était à la fois la moins chère et la meilleure techniquement", a déclaré lors de l'annonce Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Ingénierie. Lors d'un point presse, quelques heures après, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a ajouté : "On est même en-dessous du budget qu'on avait prévu, ce qui, par les temps qui courent, est appréciable".

Les rames d'Alstom mesureront 36 mètres de long, extensibles à 48 mètres, pour 2,70 mètres de large (contre 2,06 mètres pour les autres lignes toulousaines) et permettront de transporter entre 286 et 386 passagers.
Au total, 5 000 passagers par heure pourraient y être transportés.
© Alstom
Ce futur métro fait partie de la gamme Métropolis, un système avec plus de 5 500 voitures vendues dans le monde et en service à Buenos Aires, Taïpeï, Dubaï ou Barcelone.

Le financement total de la future ligne est estimé à 2,7 milliards d'euros. Il est supporté par l'État, la SNCF, la région Occitanie, le département de la Haute-Garonne, Tisséo Collectivités et Toulouse Métropole. 

Désengorger Toulouse

Ce nouveau tronçon du métro toulousain, qui va desservir des pôles d'activité majeurs de l'agglomération, comme Airbus, ATR, Daher-Socata, Safran,Thales, a pour objectif de décongestionner le trafic automobile à Toulouse, quatrième ville de France et parmi les plus "embouteillées".

Il devait voir le jour en 2025 mais en raison là encore de la crise sanitaire, sera reporté à une date ultérieure, comme l'a annoncé Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, en septembre dernier. 

La première ligne de métro toulousain a été mise en service en 1993, sur le modèle de l'Orly Val, avec des rames automatisées, sans conducteur.

 
 
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