Guerre en Ukraine. L'usine aéronautique Antonov à Kiev touchée par des tirs de l'armée russe

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L'armée russe a bombardé, lundi 14 mars, l'usine d'avions Antonov, située dans l'ouest de Kiev. Une information révélée par la mairie de la capitale ukrainienne et confirmée par des vidéos. Des sociétés basées à Toulouse (Haute-Garonne) comme Airbus et Thalès Alenia sont très dépendantes des gros porteurs de l'avionneur ukrainien.

A l'ouest de Kiev (Ukraine), lundi 14 mars 2022, un important nuage de fumée bouche l'horizon au dessus de l'usine de fabrication d'avions Antonov.

Les installations de l'avionneur ukrainien semblent avoir été touchées par des tirs russes. Comme le montre également des images amateurs, le siège administratif de l'entreprise n'a pas été épargnée.

Production d'avions militaires et de transport

Selon l'administration de la ville de Kiev, trois roquettes ont touché l'usine Antonov, déclenchant un incendie. Le feu a été rapidement maîtrisé. Selon les premières informations, il n'y aurait pas de victime.

L'entreprise produit des avions de ligne et militaires. Selon plusieurs sites d'informations ukrainienstrois appareils de passagers militaires (An-158-100 et An-132) et un avion de transport (An-148) étaient sur place.

La dépendance de la France aux Antonov

C'est là un nouveau coup dur pour le constructeur aéronautique ukrainien. Le 27 février dernier, l'unique exemplaire de l'avion le plus grand du monde, l'AN-225 «Mriya», a été détruit à une vingtaine de kilomètres de là, sur l'aéroport de Gostomel, lors de combats entre forces russes et ukrainiennes. 

De par leurs tailles, les avions Antonov sont connus et utilisés pour permettre le transport de matériels d'envergure. Airbus et Thalès Alenia font ainsi régulièrement appel au petit frère de "Mriya", le modèle An-124, afin d'envoyer leurs satellites vers les pas de tirs. Selon un rapport parlementaire du député François Cornut-Gentille datant de 2017, la France s'avère très dépendante à ce type d'appareils détenus par seulement trois compagnies (une ukrainienne Antonov Airlines ADB, deux russes Volga-Dniepr et Flight Unit FU-224). La guerre en Ukraine et ses conséquences imposent désormais à l'avionneur européen, Airbus, et à la France de changer de stratégie en la matière.