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Hébergement d'urgence : les associations toulousaines tirent la sonnette d'alarme

Depuis plusieurs années, des familles campent devant les locaux du 115. / © Stéphane Compan / France 3 Midi-Pyrénées
Depuis plusieurs années, des familles campent devant les locaux du 115. / © Stéphane Compan / France 3 Midi-Pyrénées

L'Etat vient d'annoncer une baisse de financements des centres d'hébergement d'urgence de 1 237 000 euros pour la région Occitanie. Une décision qui inquiète au plus haut point les associations car elle vient s'ajouter à une situation déjà très difficile. 

Par Marie Martin

Actuellement, le 115 de Toulouse (numéro d'appel pour la gestion de l'accueil d'urgence) ne répond qu'à 10% des appels qui lui sont adressés. Il n'est pas en capacité de faire davantage. Faute de moyens. Faute de temps. 

Un chiffre vertigineux et une situation catastrophique qui pourrait bien encore s'aggraver. En effet, un collectif d'associations humanitaires (1) tire la sonnette d'alarme. 
L'Etat a annoncé récemment un sérieux coup de rabot sur son financement aux Centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Une amputation au niveau national de 20 millions d'euros en 2018. 

Localement, c'est une baisse de 1 237 000 euros qui concerne la région Occitanie. Le maintien des dispositifs actuels, déjà jugés insuffisants, sera difficile, selon ces associations signataires d'un communiqué.

Dans ce dernier, elles disent s'inquiéter des "orientations de la politique du gouvernement concernant l'hébergement et le logement des plus précaires". 
Cette baisse annoncée des financements d'Etat concerne l'année en cours, les conséquences vont donc être immédiates. 

Les associations dénoncent également une "gestion au thermomètre" qui jette dans les rues des centaines de personnes dès que l'hiver est passé

A Toulouse, la Préfecture parle de 4 00 personnes à la rue chaque jour (et chaque nuit). C'est sans doute beaucoup plus, selon les associations qui demandent à l'Etat de corriger sa copie. 



1 - ARDRESI (association régionale des directeurs et responsables d'établissements et services d'insertion), le Conseil Régional des personnes accueillies et accompagnées, la Cimade, le CEDIS (collectif d'entraide et d'innovation sociale), la Ligue des droits de l'homme, le collectif inter associations Toulouse, SDF collectif Toulouse, l'Uriopss, la Fédération Nationale solidarité femmes, la Fédération des acteurs de la solidarité, la Fondation Abbé Pierre, le GPS.

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